LA VIE 1>E BOHEME
musette, apparaissant sur la balustrade.
Me von I (A’n rtiwut sa robe elle montre uu peu ta jambe.) f ' ■ Rodolphe, «murant l 'aider à descendre.*
Parbleu, voilà une jolie jamb*, il faut que jelui offre mou Lias.
musette, dfjtec/tdue.
Monsieur vend des madrigaux t
ucbOLftdf*
Oui, madame.
MUSETTE
Ei on vous les paie...
Rodolphe, lui baisant la main.
Comptant.
Marcel, prenant ta main de Musette.**
Permet lez -moi de vous la présenter plus ofüekHeuiuui: Mademoiselle Musette, vingt-deux ans...
MUSETTE
Moins six semaines...
NARCKL.
Une flllo charmante, qui n’a que le défaut de laisser trop souvent la clef sir la porte du son cœur... Au reste, je ne m'eu plains pas.... c'a* wmmo ça que j’y suis entré un jour qu’il pleuvait...
MUSETTE, bas à Marcel, montrant Rodolphe.
Il est gentil !
Marcel, A Rodolphe.
Elle vous trouve gentil ; c’est le commencement, on no peut pas savoir où ça s’arrêtera I
(Rodolphe offre une chaise, à Musette. Sehaunard paraît sur l appui de la balustrade.)
SCHAUNARD
Hé! Marcel, je ne retrouve plus Muselle, y crois qu'ello est tombée dans son verre...
MARCEL
Llassure-toi . Rai fidèle, et enjambe... { Schaunard entre. )
Monsieur Schaunard, orphelin por vocation, point» par «oûl, musicien pour faire quelque cho**.. et poêle pour ne non faire... PlSfinl une moitié de sa vie à chercher do l argent pour payer ses créanciers ot l’autre moitié b fuir ses créanciers quand il a trouve de L'argent...
sCHAtmsRD, taluant.
Le programme est fidèlo comme un caniche... Mais vous ne voyez qu’une moitié de moi- même ; permcltez-moi de vous présenter l’autre... Phémiet... (Phémie parait, \l faute o descendre. )
MARCEL
Mademoiselle Phémio, femme de dévouement quand ollo a dîne...
rodolpue, offrant une chaise à Phimie.
Mademoiselle...
PIIËMIK.
Bien reconnaissante. mor.sieur,jo ne auls pas encore éreintée. (Elle s'assied pris de Musette.) ^
schaunard, avec séréri/é. **
Phémio 1... Veuilles l’escuier, monsieur, olle arrive d’Airu rique... Je l’ai renconlréo dans une forêt...
RODOLPHE
Vierge? («Scùatwtard éternue.) ,
«ARCRL, indiqua»* Colline qui parait à son tour. A Rodolphe.
Ko vous effrayes pas, monsieur -, nous sommes compta»- Monsieur Gustave Colline, philu«ophe...lb trésorier de U wcieiu u no sinécure... (/la redescendent tous.)
SCI. NE VU.
•RODOLPHE, MARCEL, MUSETTE, SCHAUNAfiO, GOLU.Mi, PHÉ.MIE.
RODOLPHE
Mesdames et messieurs...
TOUS
Ecoulons.
RODOLPHE
Veuilles croire à mes sympathies...
VARCRI •
Et...
RODOLPHE
Le discours est cio».
PHÈno', se levant.
Bravo!
MistriTfc', idem.
C’est do très-bon gofil.ça nV.-t pas long...
acn ivtt \ hv, â Rodolphe.
Pardon, monsieur, j’ai un rensoiguometH k vous demander...
Parles, monsieur...
SCHAUNARD
Pourriez-vous mo dire où on met le tabac dans cotte maison .
RODOLPHE
Ici, monsieur. . (Il montre sa poche et offre du tabac àSchau nard qui bourre sa pipe.) Vous avez une julic pipe, monsieur Schaunard t
schausard, négligemment.
J’en ai une plus belle pour aller dans le monde.
ml'sbi il , à Rodolphe. *
Monsieur, serait-ce indu-crci •*«> vous demander la pormtelloo de visiter ce jardin et do cui'i! ir quelques fleur*?.,.
PJ1KMIB.
Et quelques abricots ?
RODOLPHE
Comment donc... (Les dames remontent.)
colline, A Rodolphe.
Si vous le permettez, monsieur, j'accompagnerai ers thtnea pour foire un peu de botanique.... { Les dames redescende ni +. t mettent toutes fcur. affaire. >ur le « lira, de Colline.)
ml'setie, rianf. **
Ci va peut-être vous embarrass r!...
colline.
Oh ! non, je vous assure... l/l ra pris d’un banc et dépose gravement fou/ ce qu'il tient au pied d'un arbre.) Voyons uu |« «... [Il fouille dans ses poches, lire des litres de sa poche et en prend un après avoir mis les autres sur le banc.) Botanique... voua mon affaire...
MUSETTE
Noua y sommes...
PIIKMIB.
AUoaa-y gaiement !
ENSEMHLE.
Aie ; Gentille Moerovila.
GUnons , ,
Glu..
P»rmi las (fiion* r»rt«.
Aux doux chant* des fauTetlW, ,
Mutons no* . , ,
lldlex ro» 6 * 1 * ****** J
Les Dame* sortent por ta gauche. Coltine par la droit,.
scrore vm.