PETIT ET LES HUSSARDS
Leurs pincettes! Âh! abi...
Ils rient.
LARISSOLLE.
Dam, oui, il y a ça... nos pincettes...- probablement qu'ils en fabriquent... Est-ce qu'ils en font?...
BARBEZIEUX
Jamais... ils font dans les blés, voilà loutl...
nÉLoisE, lisant par-dessus son épanle •*.
Mais lisez donc mieux, brigadier ; « Quant à nos pins, cette année... ils ont encore poussé... »
LARISSOLLE. ‘
• Sacristil drôle d’écriture que c’t’ anglaise... « Et les pommes »6nt si abondantes que nous voudrions que ça soye des prunes... nous t’envoyons... » Qu'est-ce qu’ils t'envoyent?...
HÉLOÏSE
C’est par là qu’ils aura-ient dû commencer...
BARBEZIEUX
Qu’est-ee qu’ils m’envoyent ?
, LARISSOLLE.
« Nous t’en voyons bien content pour nous. » Si c’est là • tout ce qu'ils l’envoient... le cadeau ne doit point leur coûter cher... « Ta promise sème des melons avec le grand Nichon. »
Ah 1 ahi ahi
TOUS, riant.
Ils s’aiment I...
Tous deux 1...
BARBEZIEUX
LARISSOLLE.
BARBEZIEUX
Quelle tripotée, à mon retour 1...
LARISSOLLE, contiimaDt.
Il sera bien temps...
BARBEZIEUX
Comment, ils s’aiment...
HÉLO'ÏSE.
Eh bien I Iis sèment des melons, y êtes-vous ?...
* Borée, Héloïse, Larissone, Barbezicux, soldats.
PBTIT.
Oui, qui y est 1...
LARISSOLLE, eontinaant.
a II faut que je t’apprenne que j’ai été piqué par une guêpe que j’avais tuée trois jours avant.
Toat le monde rit avec éclat.
BICHON
Elle est forte celle-là...
LABISSOLLB.
Tu comprends?...
BARBEZIECX.
Ouil...
LABISSOLLB.
Oiiil... -dites donc, il comprend!... Après ça... c’est de ta famille... mais moi j’en ai assez... (Rendant la lettre.) Tiens!..» au diable !
Que je ne bourrai donc pas eafoir...
BÉLOiSE,. prenant la lettre *.
Allons, donnez-moi ça..^ Voyons... ou en étiez-vous, brigadier?... (LUaot.) « Éeris-nous... et fais-nous savoir de tes nouvelles? — Si tu trouves en même temps un paletot bon marché pour ton père, tu peux lui envoyer, je tâcherai qu’il le mette dimanche... * C’est gentil ça 1
BARBEZIEUX
Merci !...
BICHON
Oui, c’est très-gentil I...
HÉLOÏSE, eontinnanl.
a Je t’embrasse... ton père... Kristalier, Jean-Marie Stanislas... tourne la page... «
BARBEZIEUX
Turne, turne la bage.
LABISSOLLB.
Ça ne sait seulement pas lire...
HÉLOÏSE
AhI tourne la page I... (eontinaant à lire.) * Auguste, Charles, Paul, Moulin, je t’embrasse, ta tante, veuve Mouchette. a
BARBEZIEUX
Ah ! la Mouchette 1
* Borée, soldats, HéloTte, Barbeiieax,'Larit80lIe, Bichop, soldats.
ACTli DEUXIÈME
HÉLOÏSE, continaaot.
• Je t’embrasse... ta promise Véronique qui t’aime pour la vie et qui t’attend avec Nichon son père, garde-chasse. Nous t’embrassons tous. *
Tont le monde embrasse sa main *.
• ÂiB :
BÉLOlSB.
Eb ben, .conscrit, que penses- tu d’ ta famille?
BABBEZtBUX.
J’ dis, entre nous, qu’ ga me rend bien heureux !
Us m’ont écrit une lettre gentille...
J’en ai ma foi des larmes plein les yeux.
HÉLOÏSE
Tiens, la voilà I
LARISSOLLB.
Maintenant sans reproche Qu’en vas- tu faire?
BARBEZIEÙX.
J’ liens à la ronserver...
Et je la remets au fin fond de ma poche...
LARISSOLLB.
On ne sait pas ce qui peut arriver 1...