‹ La vie de jeune garconChapitre 25 sur 56 · LES AMIS 9 S · texte numérisé non relu

LES AMIS 9 S

épreuves de l'adolescence, et il a une grâce spéciale pour nous indiquer les moyens de les surmonter. C'est un père, c'est un ami, auquel on peut et on doit se livrer avec abandon et sans réserve.

Les hommes d'expérience se trouvent rarement à nos côtés pour nous aplanir le chemin ; mais il faut aller à eux et écouter avec déférence leurs conseils et même leurs admonestations.

Les nécessités des études nous mettent plutôt en rapport avec des garçons de notre âge. Et c'est parmi nos camarades que nous rencontrons d'ordinaire des amis.

Les amis sont toujours rares ; et il est bon de discerner celui que nous gagnons à fréquenter, l'ami éprouvé, le confident sûr, auquel notre âme se communique doucement et s'épanche à

Taise. La rencontre d'un véritable ami n'est pas toujours facile, elle est souvent lente, laborieuse, mais elle finit par se faire ; et c'est une joie pour l'âme qui a trouvé un écho, un appui assuré. « Celui qui a trouvé un ami fidèle, dit l'Écriture, a trouvé un trésor au-dessus de tout bien ; un ami véritable est une forte protection. »

La possession d'un ami, c'est d'abord et avant tout une pleine satisfaction du cœur. Vous savez ses exigences : il est insatiable, et l'amitié le comble.

On donne et on se donne : c'est un échange d'affection, où les cœurs se prodiguent sans mesure. On aime à s'épancher, à se fondre, à se donner ; on est ravi de trouver chez autrui un écho de soi même ; on est heureux d'être aimé et surtout d'être compris.

Ce don de soi est précieux, mais il

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