‹ La vie de jeune garconChapitre 47 sur 56 · LARME DU SUCCES I · texte numérisé non relu

LARME DU SUCCES I

incomparable éducatrice, à notre mère.

La marque des instituteurs reste infiniment plus superficielle et plus instable; et c'est heureux pour l'humanité.

Obligée de s'adapter à la sensibilité, l'intelligence s'ouvre lentement à la connaissance et subit dans une certaine mesure les conditions cérébrales. Elle accepte les données qu'elle ne peut contrôler et contracte facilement des jugements tout faits, des opinions qui lui sont imposées du dehors, qui ne sont ni élaborées, ni réfléchies, ni exactes. La volonté, s'appliquant à ces fausses données de l'intelligence, déforme, vicie notre conscience et nous entraîne à mal penser et à mal faire.

Il résulte de là qu'il est bon d'examiner attentivement et de réviser sévèrement ce qu'on nous apprend, et qu'on ne peut croire sur parole que ses parents

ItJ4 LA VIE DE JEUNE GARÇON

et ceux auxquels ils accordent toute leur confiance. Croyez, jeunes, gens, à la nécessité d'un enseignement honnête, chrétien, et gardez-vous des doctrines erronées, perverses, qui vous sont proposées, insinuées, imposées à toute heure non seulement par des camarades légers ou vicieux, mais par des maîtres inféodés à l'ennemi de tout bien, par des professeurs matérialistes dont le titre officiel est loin d'être une garantie.

La volonté doit être exercée et développée, et c'est là l'un des buts de l'éducation qu'on a négligée de nos jours, mais qui doit aller de pair avec l'instruction. Dès l'enfance, il importe qu'on excite les initiatives, qu'on offre à la volonté les éléments d'exercice, les occasions de s'affirmer ; sinon, on s'expose à rendre les caractères

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