CHAPITRE II
Hostilités des Samaritains. — Les Knfants du tonnerre.
« Jésus envoya quelques personnes devant lui pour lui « retenir un logement. Ceux-ci étant partis vinrent dans « une ville des Samaritains; mais ceux de ce lieu ne u voulurent point les recevoir, parce qu’il paraissait qu’il « allait à Jérusalem. Ce que voyant ses disciples Jacquas « et Jean, ils dirent : Maître, voulez -vous que nous « appelions le feu du ciel pour qu’il les dévore. Mais, se « tournant vers eux , il les réprimanda et leur dit : Vous « ne savez pas de quel esprit vous ôtes. Le Fils de l’homme « n’est point venu pour perdre les hommes, mais pour « les sauver. Et ils s’en allèrent dans un autre bourg. » Saint Luc, il est vrai, place ce fait à l’époque où Notre- Seigneur était sur le point de quitter ce monde. Mais comme saint Matthieu (xix, 1) nous dit expressément et que les autres évangélistes nous insinuent que Jésus, dans le dernier voyage qu’il avait fait à Jérusalem , lors de la fête des Tabernacles, était parti du pays situé au delà du Jourdain , et comme d’un autre côté il ne célébra aucune autre fête dans l’intervalle, nous ne pouvons placer plus tard cet épisode sans abandonner tout à fait le récit de saint Matthieu.
C’était dans cette contrée qu’Élie avait appelé le feu du ciel sur les gens d’armes du roi Ochozias, lorsque celui-ci envoya des députés consulter les oracles des dieux à Accaron, dans la terre des Philistins. Et c’est pour cela que la pensée vint aux apôtres de le faire tomber de nouveau