‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 189 sur 589 · LA FEMME PERCLUE · texte numérisé non relu

LA FEMME PERCLUE

die permettait d’attendre le lendemain, et ils n’admettaient d’exception que dans les cas où il y avait un danger évident. Si même quelqu’un tombant dans un fossé était enseveli sous un éboulement, on ne devait, d’après les prescriptions du Talmud , creuser la fosse qu’au tant qu’il était nécessaire pour qu’il n’étoufTàt point.

« Le Seigneur lui répondit: Hypocrite, y a-t-il quel- « qu’un parmi vous qui ne délie son bœuf ou son âne « le jour du sabbat , et ne le tire de l’étable pour le « mener boire? Et il n’aurait pas fallu délivrer de ses a liens cette tille d’ Abraham que Satan tenait ainsi liée « depuis dix -huit ans? Et il leur dit encore : Le sabbat « est établi pour l’homme, et non pas l’homme pour le « sabbat. A ces paroles, tous ses adversaires furent cona fondus ; mais tout le peuple était ravi des actions gloa rieuses qu’il faisait. » Pendant ce trimestre de l’année, on lisait le jour du sabbat dans les synagogues le troisième livre de Moïse, qui parle souvent de la fête du sabbat. C’était donc une occasion de plus pour Notre- Seigneur d’expliquer avec son autorité divine la loi sur la sanctification de ce jour. Le peuple et les malades surtout venaient à lui principalement les jours de fête, où le service divin les appelait à la synagogue, et où ils étaient sûrs de le trouver prêchant et enseignant ; et c’est pour cela que la pauvre femme dont il est parlé ici s’était traînée jusqu’à la synagogue. C’est donc particulièrement le jour du sabbat que Notre -Seigneur trouvait l’occasion d’exercer les fonctions que lui avait confiées son Père. Aussi les Évangélistes se bornent le plus souvent dans leurs récits aux faits qui se sont passés le jour du sabbat.

r-À VIE DF, 5.- S. JESUS-CHRIST.

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