CHAPITRE XVIII
Le Christ lumière du monde.
« Une autre fois, c’est-à-dire le jour suivant, le « 24 thisri, Jésus dit au peuple : Je suis la lumière du « monde : celui qui me suit ne marche point dans l’obscu- « rite ; mais il aura la lumière de la vie. Les pharisiens « lui répondirent : Vous vous rendez témoignage à vous- « même, votre témoignage est donc sans valeur. Jésus « leur répondit : Quoique je me rende témoignage, mon « témoignage est vrai ; car je sais d’où je suis venu et où « je vais; et vous ne savez ni l’un ni l’autre. Vous jugez « selon la chair, et je ne juge personne ; et si je juge « quelqu’un, mon jugement est véritable; car je ne suis « pas seul ; mais avec moi il y a encore le Père qui m’a « envoyé. 11 est écrit dans votre loi que le témoignage « de deux hommes est véritable. Or je me rends témoi- « gnage à moi -même, et le Père qui m’a envoyé me « rend aussi témoignage, lis lui dirent : Où est votre « Père ? Jésus leur répondit : Vous ne connaissez ni moi « ni mon Père. Si vous méconnaissiez, vous connaîtriez « aussi mon Père. Jésus dit ces choses, enseignant dans le « temple au lieu où était le trésor; et personne ne se « saisit de lui, car son heure n’était pas encore venue. »
C’était au grand sanhédrin de Jérusalem qu’était confiée la garde de la foi et des traditions orales. Les Juifs, avant d’accueillir une doctrine, examinaient toujours au nom de qui elle était proposée : c’est pour cela que toutes les sentences du Talmud sont placées sous l’autorité d’un nom. Les docteurs qui enseignaient le peuple n’étaient