‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 274 sur 589 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Du Joug de l’Évangile.

Parmi les enseignements que Jésus donna au peuple en ces jours, il faut compter les paroles suivantes : « Venez à « moi, vous tous qui êtes affligés et chargés, et je vous « soulagerai. Prenez sur vous mon joug, et apprenez de « moi que je suis doux et humble de cœur; vous trou-

« verez ainsi le repos de vos âmes : car mon joug est « doux , et mon fardeau est léger. » Cette expression : .long de la loi était familière aux Juifs. C’est ainsi que le sohar parle des bénédictions dont est comblé celui qui prend sur soi le joug du royaume du ciel. Les Juifs considéraient les thephilim ou bandelettes qu’ils s’attachaient autour de la tête et des bras comme les liens de ce joug par où Dieu voulait s’unir le peuple d'Israël, comme on peut le voir dans une infinité d’endroits de leurs livres. C’est ainsi, par exemple, qu'on lit dans le Targum schir : « Qu’il est beau ce peuple à qui ont été données les « paroles de la loi. Ces paroles sont comme un frein sur « leur cou , qui les empêche de sortir de la bonne voie , « comme le frein que mord le cheval le retient dans la « bonne route. Qu'il est beau leur cou pour porter le joug « de mes commandements! Ce joug doit être pour eux « comme le joug sur le cou du bœuf qui traîne la charrue , « et vit en faisant vivre son maître. » Encore aujourd’hui, le Juif porte ses bandelettes au front et au cou, pendant que le chrétien fait sur soi le signe de la croix , eu souvenir du joug que le Sauveur a pris sur lui. Lorsque Notre -Seigneur prononça ces paroles, il était probablement encore dans le portique du temple, regardant ce que faisait la foule. Peut-être aperçut- il en ce moment des ouvriers traînant une nouvelle pierre pour la construction du temple, ou quelques serviteurs du temple portant du bois dans les portiques intérieurs pour le service de l’autel, et prit- il de là occasion d’adresser au peuple les paroles que nous venons de citer, atin d’en rendre la signification plus sensible encore par ce qui se passait en ce moment.

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