‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 473 sur 589 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Vision (U* Pierre à Juppé.

Ce miracle fut bientôt connu dans toute la ville de Joppé , et beaucoup crurent au Seigneur. Pierre, à cause de cela, y séjourna plus longtemps, et demeura chez Simon, corroyeur, du côté de la mer, où existaient encore au temps de Pocoek des fosses de corroyeurs. Cette profession était très-commune à Joppé de même qu’à Sidon et dans les autres villes maritimes de Phénicie , où elle avait été im entée. Les souliers de Lvdda étaient re-

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nommés. Mais il est remarquable que tous les métiers qui s’occupaient de la toilette des femmes, ou bien encore ceux de corroveur ou de fondeur en airain, élaient eonsidérés chez les Juifs comme peu honorables. C’était probablement parce que les fondeurs étaient exposés à fabriquer des idoles , et les corroyeurs à travailler des peaux d’animaux qui avaient servi aux sacrifices païens. Cette profession donnait à la femme le droit de demander le divorce, si elle avait ignoré que ce fut celle de son mari lorsqu’elle l’avait épousé. Aussi , lorsque nous voyons le Sauveur manger avec les banquiers et les pécheurs , et entrer dans la maison de Zachéc , ou bien encore si Pierre demeure ici chez Simon le corroveur, l'un et l’autre avaient pour but de combattre les préjugés des Juifs.

Nous apercevons déjà ici un certain rapport intime entre le séjour de Pierre chez Simon et la vision des animaux purs et des animaux impurs qui lui furent présentés. C’était à midi ou vers la sixième heure. Pierre, avant faim, demanda à manger. Pendant qu’on lui préparait son repas, il monta sur la terrasse de la maison pour prier. Mais, ravi en extase, il vit le ciel ouvert, et comme une grande nappe suspendue par les quatre coins , qui descendait du ciel sur la terre. Là étaient toutes sortes de quadrupèdes, de reptiles et d’oiseaux du ciel ; et une voix lui dit par trois fois : « Lève - toi , Pierre , tue et mange. Pierre répondit : Non, Seigneur; car je n’ai jamais rien mangé d’impur ou de souillé. La voix dit : N’appelle point impur ce que Dieu a purifié. » Tandis que Pierre hésitait sur ce que signifiait la vision qu’il avait eue, voilà que trois hommes, envoyés par Corneille de Césarée, centurion d’une cohorte de la légion appelée Italique, homme

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