‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 554 sur 589 · RÉDUCTION DES CYCLES DK L* ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

RÉDUCTION DES CYCLES DK L* ANTIQUITÉ

messe pour des années solaires, et les faisant commencer avec la création , en placèrent la fin au terme du troisième Sal-Cliodai, 138 ans après Jésus -Christ. Les Indiens, les regardant au contraire comme des années de 300 jours, font coïncider leur ère nommée ère de Saca avec Tan 79 après Jésus -Christ; et les Cingalais de file de Ceylan prennent Tan 81 après Jésus -Christ comme époque de leur ère de Sonkeh. Mais lorsqu'ils placent la naissance de Salivahana dans l’année 2320 après T ère de Yudhishtira, iis réduisent la sainte période en années lunaires. 11 en est de même des Dschaïnas ,iqui comptent leurs 1183 ans comme années de 334 jours. La chronologie de Yicramaditya, considérant ces années comme années solaires, les réduit à 360 jours, et prend pour terme de la sainte période l’an 60 avant Jésus-Christ. Quant aux Indiens et aux Chinois, ils comptent les années comme années cycliques ou sacerdotales, et placent dans l’an 1320 de la création l’apparition de leur Chrishna ou de leur Saca. Nous retrouvons ici l’ère du Babylonien Nabonassar, qui commence l’an 747 avant Jésus -Christ, ou, en la rattachant à la période caniculaire des Égyptiens, l’an du monde 3193. Or 3193 années solaires sont égales à 4320 années de dix mois synodiques, ou de 304 jours; car 13200 mois synodiques font 3492 ans et près de onze mois synodiques. L’ère de Nabonassar suppose donc aussi la sainte période de 1320 années lunaires a partir de la création. L’ère seldjoucide de Malec-Schah, qui commence l’an 1080 après Jésus -Christ, compte les années it partir du déluge. Et si l’ère de Raja-Boja chez les Indiens commence l’an 1081 après Jésus -Christ, c’est évidemment parce qu’elle considère les 4320 années de

LA VIF. DF. N. -S. JÉSl7S« CHRIST.

l'attente comme des années de 331 jours. Cependant l’époque de Prithvi-Raja, qui commence Tan i 192 après Jésus -Christ, finit à peu près en même temps que la sainte période de 4320 ans, à partir du Caii- Yug, ou de l’ère du déluge. Tel est le til qui nous sert de guide à travers le labyrinthe si compliqué des chronologies de l’antiquité, tel est le résultat des recherches faites jusqu'ici sur la chronologie primitive des peuples et sur sa sicnitiration prophétique et symbolique à la fois.

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Chronologie lwibyloniomie et chaldémne.

A côté de ces systèmes mythologiques , si compliqué» en apparence et si simples au fond, f antiquité avait d es notions claires et certaines sur la durée historique de» temps qui ont précédé le déluge. Nous pourrions admettre pour cette période, comme Tout fait plusieurs, une durée île 1076 ans : mais celle de 1636 ans, que nous fournit Moïse, est elle-même un reflet de la période sacrée qui >a jusqu’à la plénitude des temps. Nous voyons dans les fragments de Bérose, qui nous ont été conservés par le S\ ncelle, que les plus anciens documents historiques des Babyloniens comptaient depuis la création jusqu'au déluge 120 savon . Chacune de ces divisions du temps comprenait 3600 ans, ce qui faisait un total de 432000 ans. Car chaque saro$ comprenait 6 ncros de 600 ans, et chaque m'vos comprenait 10 sos de 60 ans. Bel lui-même, d’après leurs livres sacrés, avait prédil qu’il s’écoulerait jusqu’au

CHRONOLOGIE BABYLONIENNE ET CHALDKENNE. 33 b

léluere une grande année de 432000 ans, et qu’une autre innée d'égale durée s'écoulerait jusqu’à la destruction du monde par le feu. Probablement, pour compléter leur triple période, ils attribuaient la même durée aussi à la période d’Aoymis, placée entre les deux autres. Or, d’après Suidas, 120 sams font 2222 ans; et, d’après Pline, lin &aros est 222 mois synodiques, ce qui fait une période de 18 ans -^0. Mais 2222 années sacerdotales et cycliques sont égales à 1050 années solaires; et celles-ci, d’un autre coté, équivalent à 43,200 périodes de 14 jours, ou environ 432000 dixièmes d’une demi-révolution lunaire, en comptant de la nouvelle à la pleine lune.

Ainsi l’antiquité considérait cette époque antédiluvienne de 120 snros, avec ses 3000 divisions ou 432000 ans, comme une grande année du genre humain, dont chaque année particulière n’élait que le reflet. En effet, l’ancienne année de 300 jours comprenait 4320 heures chai-

daïques. Si nous partageons l’année de 305 jours \ en jours un peu plus longs que le jour naturel, c’est-à-dire si nous prenons pour durée du jour le temps que le soleil met à parcourir exactement un degré de l’écliptique, et pour heure la douzième partie de ce jour, alors l’année sera de 300 jours, et comptera 4320 heures (car 12 -j- 300 — 4320). Les Chaldéens partageaient leurs heures en 1080 minutes, c’est-à-dire le quart de 4320; ainsi tout leur rappelait l’année jubilaire de la rédemption , ou l’an 4320 : tout, l’heure, le jour, l’année et même le premier ûge de l’humanité, c’est-à-dire la période antédiluvienne avec ses divisions. Au reste, les nombres 222,432 et 1080 sont des nombres radicaux dans notre système planétaire. 0e plus, l’année caniculaire, ou année de regulus des

Chaldéens, composée de 1440 années communes, mob* pliée par la période lunaire de vingt- cinq ans, donneur résultat l’année équinoxiale de 36000 ans des Cbakfe? et des Égyptiens; et cette année elle -même, rompes^ de 10 saros, est la douzième partie de la grande pémè de 432,000 ans, ou un mois de la période de renouT?^ ment du ciel planétaire.

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