QUESTION SUR LE BAPTÊME DE JEAN
« Les apôtres lui dirent alors : Augmentez- nous la foi. Ils revinrent donc à Jérusalem. Et comme Jésus , se a promenant dans le temple , enseignait le peuple et lui c< annonçait l’Évangile, les princes des prêtres, les doc- « teurs de la loi et les anciens le vinrent trouver et lui « dirent : De quelle autorité faites -vous ceci, et qui « vous a permis d’agir ainsi? Jésus leur répondit : J’ai « aussi une demande à vous faire ; et si vous me répondez, « Je vous dirai par quelle autorité je fais ces dioses. <c Diles-moi , le baptême de Jean était- il du ciel, ou des hommes? Répondez -moi. Or ils raisonnaient ainsi en c( eux -mêmes : Si nous disons : Du ciel, il nous répondra : Pourquoi donc ne l’avez -vous pas cru? Que si <c nous disons : Des hommes, nous avons à craindre tout (c le peuple, qui pourrait bien nous lapider; car tous « regardent Jean comme un vrai prophète. Ils répona dirent donc à Jésus : Nous ne savons d’oü il est. Eh tt bien ! leur répondit Jésus ; je ne vous dirai pas non « plus de quelle autorité je fais ceci. » La considération dont jouissait Jean - Baptiste même après sa mort était si grande , et ses partisans étaient si nombreux que les chefs du peuple eux -mêmes craignaient d’être lapidés s’ils disaient quelque chose contre lui. Au resté, l’historien Josèphe confirme parfaitement sur ce point le récit de l’évangéliste.
(c Jésus commença à leur parler en paraboles , et il leur « dit : Que dites -vous à ceci? Un homme avait deux fils. « S’adressant au premier, il lui dit : Mon fils, va-t’en « travailler aujourd’hui dans ma vigne. Il répondit : Je « n’irai pas. Mais après, étant touché de repentir, il y « alla. Le père alla trouver son autre fils , et lui com-
(( manda la môme chose. Celui-ci répondit : Oui, Sei- « gneur, j’y vais; mais il n’y alla point. Lequel des deux (( a fait la volonté de son père? Le premier^ lui dirent-ils. « Jésus leur répondit. En vérité, je vous le dis, les publi- (( cains et les courtisanes entreront dans le royaume de « Dieu plutôt que vous. Car Jean est venu à vous dans la U voie de la justice, et vous n’avez point cm à lui. Les (( publicains, au contraire, et les courtisanes ont cm à « lui, tandis que vous, meme après avoir vu ces choses, « vous n’avez pas été portés à croire. Écoutez donc une « autre parabole.
(( Il y avait un père de famille qui, ayant planté une « vigne, l’enferma d’une haie, y creusa un pressoir, y « bâtit une tour, et la loua à des vignerons. Puis il s’en (( alla pour de longues années hors du pays. Or le temps « de la vendange étant venu , il envoya un de ses servi- « teurs aux vignerons pour recueillir les fruits de sa (( vigne. Les vignerons s’emparèrent de ce serviteur, le
(( battirent et le renvovèrent vite. Il leur envova un autre
« serviteur. Ils le battirent aussi, l’outragèrent, le blcs- (( sèrent à la tôle avec des pierres, et le renvoyèrent avec (( dérision. Il leur en envoya encore un troisième; mais « ils le battirent et le blessèrent aussi, et plusieurs autres « encore, et les chassèrent ensuite. Or il avait un fils <( unique qu’il aimait tendrement. Il se dit: Que ferai-je? « Je leur enverrai mon cher fils; peut-être que, quand tt ils le verront, ils auront cjuelque respect pour lui. Il <1 leur envoya donc son fils. Mais lorsque les vignerons <( le virent, ils se dirent entre eux : Voici l’héritier! (( allons, tuons-le; de cette manière son héritage sera à tt nous, et nous en prendrons possession. )> En effet, le