‹ La vie de N.-S. Jésus-ChristChapitre 54 sur 190 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

/ \ ' ' Jésus nourrit miraculeusement cinq mille hommes.

« Jésus, étant arrivé dans le pays, alla sur une nion- « tagne solitaire, afin d’y être seul. Il s’assit avec ses dis- (( ciplcs, s’entretint avec eux du royaume de Dieu, et se « mit à leur enseigner beaucoup de choses. » Le peuple cependant ne cessa point de le chercher et de s’enquérir du lieu où il était; et ils le cherchèrent pendant trois joui*s. « Lorsqu’enfin il se montra, et qu’il vit la grande

JÉSUS >OURRIT MiKACULEUSEMË^T CINQ MILLE HOMMES. 125

« multitude de peuple qui était venue vers lui, il en eut « une tendre compassion : car ils étaient épuisés et dis- « persés comme des brebis sans pasteur; et il guérit leurs « malades. Ensuite il dit à ses disciples : La moisson est « abondante ; mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le « maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers dans sa « vigne. Et voyant qu’ils n'avaient point d’aliments, il « dit : Voilà déjà trois jours qu’ils m’attendent, et ils n’ont « rien à manger. » Ils avaient , pendant ces trois jours , épuisé leurs provisions. L’histoire des Juifs nous offre de remarquables exemples de cette persévérance. Nous avons déjà vu plus haut qu’ils étaient restés une fois cinq à six jours sans boire ni manger devant le tribunal de Pilate à Césarée, le suppliant de faire disparaître de Jénisalem les enseignes des légions, qui étaientpour eux un objet de scandale.

« Mais comme le jour commençait à décliner, les douze (( vinrent aussi à lui et lui dirent : Congédiez le peuple ,

(( pour qu’ils aillent dans les bourgs et villages des envi- « rons trouver un gîte et des aliments; carie lieu ici est « désert, et il est déjà tard. Mais Jésus dit : Si je les reni( voie avant qu’ils aient mangé , ils tomberont en défail- « lance sur la route; car plusieurs d’entre eux sont venus « de loin. Et, se tournant vers Philippe de Bethsaïda, « qui était du pays, il lui dit : Où acheter du pain pour « qu’ils aient de quoi manger? C’était seulement pour <* réprouver qu’il parlait ainsi ; car il savait bien ce qu’il a voulait faire. Philippe lui répondit : Deux cent deniers a ne suffisent pas pour acheter du pain de quoi les nour- « rir, même en n’en donnant que peu à chacun. Mais les « autres disciples dirent: Où pourra- 1 -on, dans ce lieu

image

not

available

Page 1