CHAPITRE IX
Symétrie merveilleuse de la vie du Christ.
Nous remarquons dans la vie de Notre-Seigneur une harmonie et comme un rhythme admirable. Le nombre trois y apparaît comme l’accord le plus frappant. L’an de Rome 779 , qui est la première année de la vie publique du Sauveur, il parcourt lui-même le pays pour y répandre la semence du salut. L’année suivante, il envoie ses apôtres prêcher le royaume de Dieu ; et la troisième année enfin il envoie ses soixante-dix disciples pour continuer l’œuvre commencée. Trois fois la voix du Père retentit du ciel, et confirme la divine mission de son Fils bien-aimé : la première fois au moment de son baptême , la seconde sur le Thabor, et la troisième à la fin de sa carrière , lors de sa dernière entrée à Jérusalem. Il ressuscita trois morts pendant sa vie , à savoir : le jeune homme de Naïm , la fille de Jaïre, et Lazare. Nous rencontrons aussi dans sa vie trois femmes adultères, la Samaritaine, Madeleine de Galilée, et enfin la femme qui lui fut présentée dans le temple. L’adultère, dans le langage de l’Ancien Testament, désigne aussi l’infidélité à l’égard de Dieu. Cette symétrie perce jusque dans les moindres détails. Il rend la vue à trois aveugles : à l’aveugle de Bethsaïda, à celui de l’étang de Siloé, et à celui de Jéricho.
Trois fois il nous recommande de redevenir enfants : la première fois en parlant à Nicodème ; la seconde en revenant du Thabor, lorsque, voyant ses disciples se disputer, il leur présenta comme modèle un enfant ; et la troisième