LA VIE DE N. S. JÉSUS^HRIST
mirent chacun à lui dire : Est-ce moi, Seigneur?
7. Mais il leur répondit : Un des douze, qui partage avec moi ce repas, doit me trahir.
8. Et Judas, qui le trahit, prit aussi la parole et dit : Est-ce moi. Maître? 11 lui répondit : Vous Tavez dit^
9. Or, pendant qu'ils étaient au souper, Jésus prit du pain, et rendant grâces, il le bénit et le donna à ses disciples , disant ; Prenez et mangez , car ceci est mon corps, qui sera livré pour vous; faites ceci en mémoire de moi. .-
1 0. Prenant de même le calice , après le souper, il rendit grâces, et le leur donna, disant ; Buvez-en tous,
1 1 . Car ceci est le calice de mon sang^, le sang de la nouvelle alliance*, qui sera répandu pour vous et pour un grand nombre, en rémission des péchés^; faites ceci
^ y 8. C'est-à-dire, oui, vous-même, mais les autres disciples ne remarquèrent point cette répotise de Jésus.
^ y 11. C'est-à-dire, c« qui est dans ce calice est mon sang. Par la vertu toutepuissante de la parole de JOsus-Christ, ce qui était du pain devient son propre corps, et ce qui était du vin devient le même sang qu'il a répandu sur la croix.
3 f 11. C'est-à-dire par Kquel est établie et confirmée la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes: l'ancienne alliance 1 avoit été par rolTusion et Taspersion du sang des animaux. — Saint Luc et saint Paul écrivent, cette coupe est le nouveau Testament en mon 5an^, comme si on disait : De môme que ce papier, où est écrite de la main de votre père sa dernière volonté, est son testament, ainsi cotte coupe sacrée est le testament do Jésus-Christ par son sang qu'elle contient et drnt la dernière disposition devait être écrite. (Bossuet.)
* f 11. Jésus-Christ est mort pour tous les hommes; mais malheureusement bcaucuapy par leur faute, ne profiteront point du fruit de son sacrifice.
cB* xcni*
Cacile qnotictcnniqiie btbetis, in me«m commémorai ionem.
f^notMvoroqad enîm maiiiIncabitM panem hunr, et c«tuemb:beti«, moi trm Domioi annoD* tiabitis donec reniât.
* Vemmlamen cccè manos iradcnlis me est Becum in mensâ.
Et qniflera Filioa bomin'a ta<lit aecundùm quoi] defiiiiluoi est : ve* niuitamen t» bomini illi per quem Iradclur.
* Rrat prg6 recombens «nos ex di'cipulis ei'n^ in si no Je»n, qucm diligebat Jésus.
Innnit ergb botc Simon PeUas et dixilei:
Qnis est de qiio dicil?
Ilaque cùro rerobnlsfel illr supra prrlu» Jc»ii, die t ei : Domine , quis esll
Responilîl Jésus : Ille est, cui ego inlioctom panem porresero.
en mémoire de moi, toutes les fois que vous le boirez *•
42. Car toutes les fois que vous mangerez ce pain et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne*.
13. Cependant voici que près de moi, à cette table, est la main de celui qui me trahit.
1 4. Il est vrai que le Fils de l'homme s'en va selon ce qui a été décrété, mais malheur à celui qui le livrera.
15. Or un des disciples était à table contre le sein de Jésus: le disciple que Jésus aimait*.
16. Simon Pierre lui fit un signe et lui dit : Qui est celui de qui il parle?
17. Et ce disciple s'étant penché sur la poitrine de Jésus*, lui dit : Seigneur, qui est-ce?
18. Jésus répondit : Celui à qui je vais présenter du pain trempé.
^ f \\, Par ces paroles Jésus-Ch ri- 1 donne à sps apô.lres et à leurs saccesseurs le pouvoir de consacrer, d'olTiir en sact iQcc et de distribuer aux fidèles son corps et 5on sang.
^ f là. Ces dernières paroles ne sont point de l'Évangile, mais des ÉpUrcs de saint Paul, à qui elles ont été révélées, et qui, pour ce passage, est évangéllste luimême.
* f 15. Saint Jean, pour ne point se nommer, se désigne ainsi plusieurs fois dans son Évangile.
* f 17. Les Orientaux, pour prendre leurs repas, n'étaient point assis, mais couchés sur des lits, trois à trois, appuyés sur le coude gauche, et placés de telle sorte que la tète du second était vis-à-vis la poitrine du premier : c'était la silualion uii se trouvait saint Jean à l'égard du Fils de Dieu. En penchant la lèle en arrière pour le questionner en secret «.t attendre sa réponse, il reposait la li^lc sur la poitrine de son divin Mailre.