‹ La vie de n. s. Jésus-ChristChapitre 138 sur 141 · Ils lui dirent : Seigneur, il en a déjà dix · texte numérisé non relu

Ils lui dirent : Seigneur, il en a déjà dix

26. Le maître répondit : Je vous le dis, on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance^; et celui qui n'a pas, on lui ôtera même ce qu'il a*.

27. Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu m'avoîr pour roi , qu'on les amène ici, et qu'on les mette à mort en ma présence*.

28. Ayant dit ces paroles, il les précédait montant vers Jérusalem.

Serve ! Comme ils seront alors amplement dédommagés de leurs labeurs, de lear abnégation, de leurs souffrances 1

' ]^ 23. Ici Jésus-Clirist n'approuve pas Tusare, mais il se sertd'ane manière de parler humaine pour continuer sa parabole. Le mot usure n'est employé ici que pour désigner un gain quelconque.

^ f 26. Et ahundabit, et il sera dans Tabondanco, n'est point dans le texte grec.

* f 96. Dieu retirera ses grâces à celui qui ne les fait point fructifier.

* f S7. C'est ce qui fut exécuté contre les Juifs par les armes des Romains. Co passage peut aussi être considéré comme un arrêt prononcé d'avance contre ceux qui refuseront de se soumettre à Tempira de Jésus-Christ.

12. Un homme de grande naissance s'en alla en un pays lointain pour prendre possession d'un royaume, et revenir ensuite. — On doit être frappé de la ressemblance de cette parabole avec une autre, dont Jésus- Christ s'est servi peu de temps auparayant, en passant entre Jéricho et Jérusalem, lors de son précédent voyage. Il paraît néanmoins que la première de ces deux paraboles ne s^appliquait qu'aux Juifs, tandis que la seconde devait s'appliquer à tous les hommes en général. On

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reconnaît généralement que par les talents dont il est question dans la parabole, il faut entendre les dons que nous avons reçus de Dieu, et que Tusage vulgaire du mot talent, dans les langues moderneS| a été puisé dans le mot talent de la parabole. Mais par ces dons, il faut entendre bien plus que ce que nous nommons habituellement talent» Les talents de la parabole embrassent tout ce que nous avons reçu de DJeu, tous les dons extérieurs, tous les dons intérieurs, tous les dons^ de la nature , tous les dons de la grâce. Car tous peuvent et doivent être consacrés à Dieu. Si nous n'en faisons point usage, selon la volonté de Dieu, ces paroles sévères s^accompliront pour nous : a On donnera à ceux qui ont déjà;... mais pour celui qui n'a point d (c'est-à-dire qui n'a point acquis de bien pour Téternité avec les moyens que Dieu lui a donnés, et par la grâce qu'il lui a accordée), on lui ôtera même ce qu'il semble avoir; c'est-à-dire ces mêmes moyens dont il n'usa point ou dont il abusa pendant sa vie, qu'il a en quelque sorte enfouis en terre par l'usage mondain qu'il en a fait. Notre Sauveur nous enseigne de quelle manière nous devons acquérir des biens pour l'éternité par les paroles qui suivent la parabole. (Stolberg.)

12. Un homme de grande naissance s'en alla en unpays lointain pour prendre possession d'un royaume et revenir ensuite. — Un prince part pour prendre possession d'un royaume , et ses sujets envoient après lui pour lui déclarer qu'ils ne veulent point de lui pour roi. N'est-ce pas là une parabole tout à fait invraisemblable, et qui donne beau jeu aux rationalistes? La chose leur avait paru telle jusqu'ici; mais il est temps de confondre leur fausse sagesse. Origène recommande à ceux qui étudient les saintes Écritures d'accepter commelittéralement Vrai tout ce qui est écrit du Sauveur. Ce conseil trouve surtout son application dans cette parabole, qui, comme beaucoup d'autres, n'est que le reflet de l'histoire de cette époque. Le prince dont il est ici question, c'est Ârchélaûs, filsd'Hérode l'ancien. Il était allé à Rome pour y obtenir de l'empereur l'héritage du royaume de son père, et pour revenir ensuite en prendre possession. Il avait conflé, pendant son absence, ses terres, ses biens mobiliers et les trésors de son père à quelques amis et serviteurs fidèles, parmi lesquels l'historien Josèphe nomme un certain Philippe, qui, pendant le voyage de son maître, défendit courageusement les sommes qui lui avaient été réalises, con* tre la rapacité de Sabinus, gouverneur de Syrie. Hais une députation de cinquante Juifs avait suivi Ârchélaûs à Rome, et huit mille autres Juifs se joignirent à eux dans cette ville. Ils se présentèrent à l'empe-

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reur Auguste dans le sanctuaire d'Apollon^ en présence des patriciens qui y étaient assemblés , et le prièrent de les délivrer des Iduméens, i

de leur permettre de vivre diaprés les lois de leurs pères, et de réunir la Judée à la province de Syrie. Cependant Arcbélaûs obtint, grâce à Fappui du courtisan Nicolas de Damas^ le titre de roi quMl convoitait^ et revint dans son béritage^ afln de récompenser ses partisans en leur confiant Tadministration des villes de son royaume, et de se venger de ieux qui s^étaient opposés à ses desseins. Ce rapport est encore plus frappant, si nous prenons la sentence du Sauveur qui termine la parabole telle qu'Origène le rapporte diaprés la tradition : a Tu as été fidèle, » aurait dit notre Seigneur Jésus-Cbrist, a dans une petite ville ^ va donc dans une grande. » Au reste, les Juifs citaient volontiers les exemples de Moise et de David, qui, pour avoir été fidèles en des cboses de peu d'importance^ en gardant leurs troupeaux de la gueule des bêtes féroces, avaient mérité d'être cboisis de Dieu comme pasteurs de soa peuple. (D' Sbpp.)

12. Vn homme de grande naissance s'en alla en un pays lointain pour prendre possession d^un royaume et revenir ensuite. — La parabole des talents et celle des mines semblent avoir été prononcées en confirmation des dernières paroles que nous avons lues de saint Luc : Celui à qui on donne beaucoup, on lui redemande beaucoup. A chacun selon sa vertu. Il parle ici des grâces qui sont données en récompense, ou du moins en conséquence d'autres grâces. Hais il faut toujours se souvenir qu'il y a les premières grâces qui ne sont pas données de cette sorte et qui sont absolument gratuites; ce qui paraît en d'autres lieux de l'Évangile. Ici nous avons à considérer la distribution des grâces qui sont les suites des autres et Tordre des récompenses. Chacun est récompensé selon son travail. Celui dont la mine en a oroduit dix^ reçoit dix villes; et celui dont la mine en a produit cinq, reçoit cinq villes. Celui qui enfouit sou talent et sa mine est jeté lui-même dans le cachot et dans les ténèbres ; et non-seulement il ne reçoit rien , oe qui lui était dû trop visiblement, mais encore il est puni de sa né* gligence. Outre la récompense particulière que chacun reçoit à pro* portion de son travail, tous reçoivent la commune récompense d'ea« trer dans la joie de leur seigneur et d'être rendus participants de ses promesses. Tout est donc ici dans une entière proportion : la peine, U récompense. (Bossut.)

12. Un k&mme de grande naissance s'en alla en un pays hiMlain poM

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prendre possession d'un royaume et revenir ensuite. — Nons croyons que cette paraix>le de saint Luc n^est pas la même que celle qu'on lit dans saint Hattiieii, et que lésus-Christ prononça snrla montagne des Oliviei^^ au moment d'annoncer la ruine de Jérusalem et la chute du monde. Dans saint Luc, un senriteor rapporte cinq talents, et Fautre dix; et ils ne reçoivent pas la même récompense. Dans saint MallÛL ii^ au contraire^ les deux serviteurs ont la même récompense^ quoique Tun n^ait gagné que deux talents, et que Tautre en rapporte cinq; car ils avaient reçu chacun selon sa vertu. Mais il n^y a pas injustice à ce que^ d'après saint Luc, celui qui rapporte davantage ait une plus grande récompense que Faatre, car ils avaient reçu le même nombre de talents , et ils avaient tous les deux les» moyens d'arriver au même gain. De part et d'autre k mattre entreprend un voyage et n'exige rien qu'après un long intervalle;. Il nous semble reconnaître dans cette parabole l'image de la résurrection. Dans ce cas, nous sommes tous ouvriers; la parabole ne s'adresse pas seulement aux princes et aux Juifs, mais à tout le monde. Or, que répond le mdtre aux serviteurs qui lui offrent avec simplicité tous les biens qu'ils possèdent, soit qu'ils les aient acquis par leur travail^ soit qu'ils les tiennent de leur maître? 11 dit: Euge, serve bone, courage, bon seririleur! parce que vous avez été fidèle dans ce peu de chose, je vous établirai sur beaucoup; entrez dans la joie de votre maître. Hais celui-ci qui savait que je suis un homme sévère, que je moissonne où je n'ai point semé, &tez-lui cet argent, et donnez-le à celui qui a «dix talents; on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance; et celui qui n'a pas, on lui ètera même ce qu'il a. Que signifie- cette parole? Celui qui reçoit un concours de grâces pour être utile à ses semblables, perd cette grâce même, s'il ne la met à profit. Celui, au contraire, qui en use avec soin et avec zèle, s'acquiert de nouvelles grâceSyloin de perdre celles qu'il a reçues. (Saint Jean-Chaysostôme.)

17. Courage, bon serviteur! Parce que vous avez été fidèle dans ce peu de chose, prenez le gouvernement de dix villes. — U y a de plus dans une parabole à peu près semblable rapportée par saiuL Mathieu : Entrez dans la Joie de votre seigneur, jetez ce mauvais serviteur dans les ténèbres extérieures. L'un est mis dedans, l'autre dehors, l'un dans la joie et dans la lumière, l'autre dans le désespoir et dans les ténèbres. 0 heureux sort de l'un ! ô cruel partage de l'autre L Entrez dans la joie de votre seigneur. La joie entre en nous lorsqu'elle €st médiocre, mais nous entrons dans la joie, dit saint Augustin, quand

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elle surmonte la capacité de notre âme, qu'elle nous inonde, qu'elle regorge et que nons en sommes absorbés, qui est la parfaite félicité des saints. Ce qui fait le malheur de ces ténèbres, c^est qu'elles sont extérieures, c'est-à-dire hors du ciel. Cette seule séparation rend le malheur des réprouvés extrême et insupportable, de là ce pleur éternel, de là ce grincement de dents. Si vous n'êtes rois dans l'intérieur, si TOUS n'entrez dans la joie, toutes sortes de maux tombent sur vous et la seule séparation vous les attire. Chassez le serviteur inutile et mettez-le où règne le désespoir. S'il n'ayail rien reçu, il n'aurait pas tant à s'affliger, mais il a eu le talent, il l'a négligé, c'est pourquoi son déplaisir n'a point démesure. Pleurs et grincements de dents, profonde tristesse dans l'un et joie extrême dans l'autre. Il est en fureur contre lui-même parce qu'il n'a à imputer qu'jà lui-même le malheur dont il est accablé. Je sais que vous êtes un homme difficile, tous moissonnez où vous n'avez point semé, tous ramassez où vous n'avez point répandu. Ne pensez pas, à Dieu ne plaise, que Dieu soit ainsi, car où n'a-t-il pas semé et quels dons n'a-t-il p<is répandus! Mais Jésus-Christ nousTeut faire entendre par cette espèce d'excès combien est grande la rigueur de Dieu dans le compte qu'il redemande. Car il n'y a rien qu'il n'ait droit d'exiger de sa créature infidèle et désobéissante dont le fonds étant à lui tout entier, il a droit de punir son ingratitude des plus extrêmes rigueurs. (Bossuet.)

22. Serviteur mauvais et paresseux. — MauTais parce qu'il est paresseux, qu'il doit tout à la divine justice et qu'il s'est rendu coupable infiniment, dès là qu'il p'a rien mis à profit pour elle. Tu seras jugé par ta bouche. La lumière de la vérité qui parle en nous prononcera notre sentence, chacun avouera son crime et ordonnera son supplice. On aura d'autant moins de consolation qu'il ne restera aucune excuse, ni par conséquent aucune espérance, aucun adoucissement, car on prononcera cela même contre soi, qu'il n'y en doit avoir aucun* De là cette profondeur et cet abime de tristesse. 0 mon Dieu 1 la seule vue m'en fait horreur. Que sera-ce du sentiment et de FeiTetî Otez-lui son talent, ôtez-Iui sa mine et donnez-la à celui qui en a dix. Comment est-ce que les élus profitent des grâces que les réprouvés auront perdues? Tiens bien ce que tu as, dit-il, de peur qu'un autre ne reçoive ta couronne. Les justes profilent de tout et autant de la négligence des autres qui les instruit que de leur propre travail. A celui qui n'a pas, ce qu'il semble avoir lui sera ôté. Ce qu'il semble avoir, il n'a rien en efiTet, parce qu'il ne garde rien. Un panier, un vaisseau percé n'a

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jamais d'eau^ parce que celle quMl reçoit il la perd dans le même instant. Ame cassée et brisée où Teau de la grâce ne tient pas, elle n*a jamais rien de propre, et cependant ce qu'elle semble avoir lui sera encore ôté. Elle demeurera sèche, dépouillée, sans bien, sans lumière, sans aucune consolation même passagère, et il est juste, car il fallait lui ôter tout cequ^elle gardait mal. 0 mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu! puis-je soufihrir la Tue de ma pauvreté, de ma douleur ou plulôt du désespoir dont je suis menacé en cet état malheureux? Il faut donc prévenir ce mal pendant qu'il est temps. (Bossuet.)

24. Et il dit à ceux qui étaient là présents : Otez-lui cet argent et donnez-le à celui qui a dix marcs. — ^Ainsi donc, vous le voyez, les tourments et les supplices ne sont pas seulement pour les voleurs et pour les malfaiteurs, mais encore pour ceux qui négligent de faire le bien, pour ceux qui se replient avec lâcheté dans Tinaction, dans Toisiveté let dans Tindifférence. N'oublions pas ces paroles, sachons en profller; pensons à notre salut, quand le temps le permet, car les moments s^écoulent rapides et n^obéissent point à nos ordres. Crainte d^être surpris, mettons de Thuile dans nos lampes; faisons proflterles talents qui nous ont été confiés. Gardons -nous de vivre dans Foisiveié, redoutons la paresse comme notre plus implacable ennemie ; point de pitié, point de commisération pour Thomme paresseux; ses supplications, son repentir même ne doivent attendrir personne, tout le monde sera sourd à sa voix, tous les cœurs se fermeront à ses larmes. Celui qui, par sa négligence, traîne sa vie sous des haillons, ne saurait aboutir à rien de mieux, quelque condamnation quUl porte contre lui ; ses propres invectives ne lui serviront de rien, elles tomberont vaines et sans valeur, comme les excuses détournées que son cœur facile et trop indulgent pourrait se fournir à lui-même. Vous avez reçu un talent, vous ne l'avez point fait profiter, vous l'avez enfoui pour le remettre intact : vous êtes coupable. Voyez-vous ces vierges qui viennent suppliantes et tout en pleurs frapper à la porte ? Qu'ont-elles obtenu ? Retirez-vous, je ne vous connais pas, leur est-il dit; mot terrible, source de remords et de tourments ! Ne dites pas : Je n'ai qu'un talent, c'est trop peu, je ne puis rien faire. Non, un talent peut produire beaucoup. Vous n^êtes certes pas plus pauvres que la veuve dont il est parlé dans rÉvangile ; vous n'êtes pas plus illettrés que Pierre et que Jean, et pourtant ces deux hommes grossiers sont devenus de grands saints par leur zèle et leur dévouement; ils occupent chacun une des premières places dans les cieux. Ils donnèrent leurs soins et leur vie à Tinstruc*

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Son et au l)onhei]r da genre humain ; or^ rien nVst plus agréable à Dieu, car c^est pour que nous nous entr^aidions mutueUement^ chacun selon ses forces, quil nous a donné d^un côté la raison, Tesprit, les talents de toute sorte et la faculté de prier ; d'un antre dMé, des pieds et des mains et une force secrète qni gouverne et modère jusqu'au moindre de nos mouTements au gré de notre raison ou de notre volonté. (Samt iBAH-CnTSOSTdiis.)

ÉLÉVATION

Qui ne serait loocSié de rempressement de oe chet des publicains qui cherche à voir le Sauveur pour ie connaître t II a compris que ce n'est point au milieu de la foole qu'il peut y parvenir; les intérêts matériels y parletrt trop haut^ fls rapeiissent l^âme et il faut qu'elle é'élève pourarmvr à cette heureuse coimaîssanoe. Aussi s'éloigne t-il éa bruit et^u mouvement de la nultitude, il la devance» et monte sur un arbre élevé pour mîenx contempler cdui qui foil Tadmiralion de lout Israël. Ornime vous saviez bien, ô moe Sauveur^ récompenser ce mouvement d*un cœur droit «[ui se porte vers vousl Vous levez les yeux sur hri : descendes vite, lui dites-vous^ car c'est dans votre maison que je dois demeurer aujourd'hui pour y faire descendre le salut. N'est-ce pas là, Sauveur Jésus ! ce qui se j)asse dans l'âme qui veut s^procher de vous datns la sainte Eucharistie afin d'apprendre «de vous-même à vous connaître mieux ? Son désir et sa prière montent jusqn'a votre cœur; et quand vous entrez dans cette demeure, vous y apportez la lumière et la paix. Ce n'est pas assez. Seigneur, d'avoir reçu ces dons de votre junour, il faut encore leur faire produire les fruits que vous avez le 'droit d'exiger; il faut, quand vous nous demanderez compte du dépôt remis entre nos mains, que nous puissions vous montrer des œuvres digues de vous, afin de mériter d'entendre ces paroles : Courage^ bon serviteur; parce que vous avez été fidèle à répondre à mes desseins sur wus, vous enirerez dans la joie de mon Toyamno*

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