‹ La vie de n. s. Jésus-ChristChapitre 141 sur 141 · dit cela, non qu'il s'inquiétât des · texte numérisé non relu

dit cela, non qu'il s'inquiétât des

* f 16. Gr. h ouv infxoui -pb U v5,«î/9âiv rou wy.ffx*. ^rgo Jêius atUê $ex dierum Paichœ, Jésus donc avant le sixain de jours qui précédaient la Pâque, par conséquent le jour du sabbat, la Pâque étant le vendredi suivant. C'est le jour qui précédait les six, par conséquent le jour du sabbat, que Jésus vint à Bélhanie.

(Saint Thomas d'Aquin.) s f 17. Ce souper eut lieu à Béthanie, le jour du sabbat, après le coucher du soleil. La fête était donc terminée, car elle ne durait que jusqu'au soir, et Ton pouvait alors

préparer des aliments.

> f 17. Ainsi Lazare n'avait pas seulement été ranimé en apparence et pour qucU ques instants, comme de soi-disant philosophes Tonl prétendu, mais rendu à la vie véritable et à tous les exercices de la santé.

* f 18. Marie, non pas Mario-Madeleine, comme beaucoup Pont soutenu, mais

Marie sœur de Lazare.

» f 18. L'usage de répandre ainsi des parfums sur les personnages de distinction était alors commun chez les Juifs et chez les différents peuples do l'Asie.

(Saint Jérôme.)

« t 1S* ^exemple de la piété de» saintes femmes a rempli l'Église de sa bonne odeur. (BossuET.)

fl. 28

bal ad mm, led qoU tor erat , et locolo» habans, ea qa« mittabaBtiit, por* Ubat.

Oixil ergb Jarai t Sinito flUm , Ht m die, aepaltore mem servet IDad*

Paopêraaflniin aamper babatia vdbijcam { ma aolem non aaapar b*betia.

CofBOfît erg6 mnlta tarba ax Jad»ia qou ilUe eal ! et vénérant , non propter Je om tantùm, aed m Laiarum Tidarent* quam aucitaTÎt à mortala»

GoKittvwvM

principea lacardotom , ni et Laiarum inlerficarent;

Qnia molli nroptw ttiom abibant ex Jauaia, Al cradebanl in Jesom*

LÀ YIE DE N. 8. JÉ8U8-€HRIST. CH. txzxii.

pauvres, mais parce qu'il était voleur, et qu'ayant la bourse il portail l'argent que Ton y mettait.

22. Et Jésus dit : Laissez agir cette femme; et qu'elle garde ce parfum pour ma sépulture.

23. Car les pauvres, vous les avez toujours parmi vous; mais moi, vous ne m'avez pas toujours.

24. Or une grande multitude de Juifs, apprenant qu'il était à Béthanie, s'y rendirent, non-seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare qu'il avait res* suscité d'entre les morts.

25. Alors les Princes des prêtres conçurent le dessein de faire mourir aussi Lazare * ;

26. Parce que beaucoup d'entre les Juifs, à cause de lui , s'éloignaient d'eux et croyaient en Jésus.

* f Î5. Croyant obscurcir par là le miracle de sa résurrectioD, en montrant du moins que le Sauveur n'avait pas pu le faire vivre longtemps, ils songèrent à le luer, comme si par celte sorte do mort ils pouvaient lier les mains à Dieu. (Bossuet.)

1. Comme Ji^us sortait de Jéricho, avec ses disciples, suivi d'une grande multitude de peuple, etc. ^ Jéricho^ la ville des parfums, était, après Jérusalem, le lieu le plus considérable de la Judée. Celait la capitale de la tribu de Benjamin; et elle avait vingt stades de circonférence. Elle avait été autrefois la place d'armes des CliananéenSy et elle était encore entourée de fortifications. Pompée, il est vraî^ avait détruit dernièrement les deux forts de Tbrax et de Taurus , comme les appelle Strabon, qui étaient à l'entrée de la ville; mais elle avait

<ai. LXXXU. LA VIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST. 43S

encore rancienD6 citadelle nommée Dagon, construite par Simon Mâcha* bée^ qui y ayait été tué avec ses deux ûls^ et le nouveau fort de Cypros^ que le roi Hérode venait de faire bâtir. Puis^ au-dessus de ces forts^ s'élevaient les montagnes y qui formaient un vaste amphithéâtre autour de la vallée délicieuse au milieu de laquelle était Jéricho. Nulle part on ne respû'ait un air plus pur. Des sources abondantes^ dont les eaux distribuées avec art par des canaux inQnis portaient partout la féxx>ndi(é et la vie, faisaient de ce lieu le paradis de la Judée. C'est là aussi qu^Archélaûs avait fait planter ce bois de palmiers célèbre dans le monde entier. Là, croissaient le figuier et l'arbuste qui fournit le baume, le palmier qui donne le miel, et presque toutes les autres productions des climats les plus chauds : la canne à sucre, l'indigo , etc. C'est que la plaine du Jourdain, près de Jéricho, avec le lac Aspbaltite, était, pai un phénomène singulier de la nature, située à 600 pieds, au-dessous du niveau de la Méditerranée , ce qui donnait au pays le même climat que celui de la basse Egypte. C'est dans le bassin de Jéricho que croissait le produit le plus précieux de la Judée et la source principale de son commerce, le baume. Les anciens auteurs^ Théophraste, Diodore de Sicile, Strabon, Pline, etc., en vantent la perfection. Les Égyptiens et les Arabes eux-mêmes avaient, au rapport de Strabon et de Tacite, des comptoirs à Jéricho. C'était donc dans cette ville que se payaient les droits énormes qui avaient fait monter si haut le prix de cette substance^ devenue pour les Juifs riches une chose presque nécessaire. Aussi y avait-il à Jéricho une multitude d'employés chargés de percevoir cet impôt. Ces hommes étaient, en général, méprisés et haïs du peuple^ qui j^uffrait beaucoup de leurs vexations. Se lier avec eux n'était guère le moyen par conséquent de s'attirer la faveur de la multitude. Hais Jésus n'était point un chef de parti : il cherchait la gloire de son Père, et non la faveur des hommes; et ce qu'il voulait principalement c'était d'attirer à lui, pour les convertir, les pécheurs même les plus méprisés. (D' Sepp.)

8-9. Apprenant que (fêlait Jésus de Nazareth quipassaitjil se mit à crier : Jésus^ fils de David , ayez pitié de moi. Et plusieurs le mena f aient afin quHl se tût. Mais lui criait encore plus fort : Seigneur^ fils de David , ayez pitié de moi. — La foi qui l'anime ne cède point aux murmures de ceux qui le reprennent. Ainsi le fidèle ne se relâche point de son ardeur : il s'attache constamment au Seigneur, assuré qu'il est qu'en fait de piété une sainte liberté ne saurait lui déplaire. Quand il

436 LA VIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST. CH. Lxxxif.

s'agit d'une fortune à tenter^ on ne trouve que trop de gens qui s'attachent opiniâtrement à sa poursuite; et quand il s'agit de sauver son âme, n'est-ce pas faire preuve de sagesse que de paraître en manquer aux yeux des hommes? Jésus commande qu'on les lui amène ; et quand les aveugles sont près de lui^ il leur demande : « Que voulez-vous que je vous fasse? » Cette question n'est point faite sans dessein : Jésus pouvait bien les guérir sans les interroger; mais il voulait donner au miracle qu'il opérait un éclat propre à réduire ses ennemis au silence. Seigneur^ disent les aveugles, faites que nous voyions. Jésus répond : Voyez; voire foi vous a sauvés. C'est encore en faveur de la foi que le Fils de Dieu opère ce miracle. (Saint Jean-Chrtsostôme.)

11. L-aveuglc lui dit : Maître, quej2 voie! — Telle fut la prière de ce pauvre aveugle, parlant à Jésus-Christ. Il ne demande pas d'être affranchi de la dure nécessité de mendier, de n'être plus exposé aux intempéries de Tair, de n'avoir plus à implorer la compassion de ses semblables, ni à toucher par ses prières et ses plaintes des cœurs endurcis dans l'égoïsme : « Maître , dit-il , que je voie! » Il oubliera ses souffrances, il continuera de les supporter sans murmure, pourvu qu'il puisse contempler les œuvres de Dieu, et se conduire sûrement dans le chemin de la vie. Le Sauveur lui accorde plus qu'il ne lui demandait : il lui ouvre en outre les yeux du cœur , par lesquels il découvre dans son bienfaiteur la lumière éternelle. Et aussitôt, nous ditTEvangile, il le suivait dans le chemin. Combien d'aveugles, même parmi ceux qui disent, Nous voyons,etqui auraientbesoin d'être ainsi éclaires par le Sauveur 1 Ah I si cette prière pouvait sortir de leur cœur! s'ils pouvaient dire à Jésus-Christ : Maître, que je voie! quelle consolation il en résulterait pour eux, pour leur famille, pour l'Église, et pour le cœur du Fils de Dieu lui-même, lorsqu'il les verrait marcher après lui dans le chemin qui conduit au ciel ! (B.)

13. Or la Pâque des Juifs était proche: et de toute la contrée beaucoup se rendirent à Jérusalem avant la félCy afin de se purifier. — Aucun Israélite ne pouvait célébrer la fête avec quelque souillure légale; mais il devait d'abord se puriQer. Aussi chaque année une multitude de Juifs se rendaient à cette époque à l'étang de Siloé , ou à la source de Bethsaïda. Celui, par exemple, qui avait fait un vœu, ou qui s'était consacré à Dieu comme Nazaréen pour trente jours, se coupait alors pour la première fois les cheveux et la barbe. Celui qui s'était souillé

CB.Lxxxii. LA VIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST. 457

en louchant un rnort devait se faire asperger pendant sept jours avec Tcau de la purification, mêlée avec les cendres d'une vache rouge. Celui qui sortait de prison, ou qui porkiit à ses souliers de la poussière des pays habités par les païens ; celui encore qui venait d'être absous du Texcommunication devait subir une purification particulière. Chaque Juif devait aussi se couper les cheveux et laver ses liabits, pour célébrer plus décemment la fête ; et ceux qui négligeaient de le faire avant les sept jours saints devaient réparer leur omission le premier jour de la fête. C'est de tous ceux-là que Févangéliste parle en cet endroit.

(D' Se?p.) ï8. Et Marie prit une livre de parfum du nard le plus pur et le plus précieuût;, en répandit sur les pieds de Jésus, et les essuya avec ses clieveuXy et toute la maison fut remplie de Vodeur du parfum. — Il est arrivé trois fois au Sauveur d'être oint par de pieuses femmes. Ce qui parait non-seulement dans saint Jean, mais encore dans suint Luc^ dans saint Mathieu et dans saint Marc. £n saint Luc la femme n'e; t pas nommée, et il parait seulement que c'était une pénitente. Ses larmes dont elle arrosait les pieds de Jésus sont le caractère de sa pénitence^ et Jésus-Christ^ lui ayant donné expressément la rémission de ses péchés, confirme ce caractère. C'en est aussi une belle confirmation, <ravoir expliqué comme il a fait, la nature et les devoirs de Tamour pénitent, et de montrer jusqu'où le porte la reconnaissance. Ce caractère d'amour pénitent ne se trouve point dans ce chapitre de saint Jean, où il est dit seulement que Marie répandit son porfumsurles pieds de Jésus et les essuya de ses cheveux, mais sans y parler de larmes ni des doux et pieux baisers de la pénitente. 11 n'y en a rien non plus en saint Mathieu ni en saint Marc. Ces deux évangéiistcs marquent le parfum répandu sur sa tête pendant que Jésus était à table, ce qui était très-facile en ces temps où les conviés étaient à table couchés, 11 est dit dans saint Jean : « Que la maison fut toute remplie de la bonne odeur du parfum. » Les lieux, comme les temps de ces onctions sont marqués. La pécheresse pénitente fit son onction longtemps avant la dernière pâque, dans la maison de Simon le ph:irisicp, comme le raconte saint Luc. La seconde onction, qui est clairement attribuée à Marie sœur de Lazare et de Marthe, se fit à BiHlianie, six jours avant Pâque, dans la maison de Lazare et de ses sœurs, selon saint Jean. Et la troisième encore à Béthanie, mais chez Simon le lépreux, et seulement deux jours avant Pâque, comme le marquent saint Mathieu et saint Marc, Dans la première et dans la troisième onction, al femme n'est nas nommée. Dans la seconde, il est porté expressément

en saint Jean que celle qui la fit fut Marie^ sœur de Lazare. Et, soit que les trois onctions aient été* faites par différentes personnes, selon Topinion de quelques-uns, ou par la même, selon quelques autres, en divers temps et avec diCTérentes circonstances , il faut profiter de chaque camctère qui nous y paraît. (Bossubt.)

20. Pourquoi n^a-t-on pas vendu ce parfum trois cents denier'Sy que Pon aurait donnés auxpauvres? — C'est ainsi qu'ont parlé dans tous les temps, et de nos jours encore , tons ceux qui ont mis la main sur les biens de PËglise et sur les trésors du temple. Eux aussi savaient bien porter la bourse. Pourquoi ces dépenses, ce luxe dans les églises? pourquoi de l'or, de reucens* de la cire, des lampes qui brûlent toujours devant l'autel ? Ne vaudrait-il pas mieux donner aux pauvres l'argent que Ton consume inutilement en ces sortes de choses? Ces hommes sont les dignes disciples du traître Judas, allais Jésus dît : Pourquoi la tourmentez-vous?..... y> Ces paroles expriment clairement que Marie de Bélhanie, Marie la Contemplative , ne prit aucune part à Tembaumement et à la sépulture de Notre-Seigneur après sa mort, mais qu'elle embauma en quelque sorte ici son corps par une'anticipation prophétique. C'est pour cela que saint Jean, racontant l'histoire de la résurrection de Lazare dit : «C'était là cette Marie qui oignit de parfums le Seigneur, et essuya ses pieds avec ses cheveux, » pour la distinguer par là de Marie-Madeleine. La sœur de Lazare était une âme si adonnée à la contemplation que lorsque le Sauveur arriva à Béthanie pour ressusciter son frère, elle ne sortit de la maison que lorsqu'il l'eut formellement demandée. Et. plus tard , comme nous l'apprenons encore par l'Évangile, elle ne vit rien à Jérusalem de ses soulTrances, ni de sa sépulture. On peut voir par là combien est peu fondée Topinion de ceux qui confondent Marie-Madeleine et Marie de Béthanie. Dans cette hypothèse, en efiet, cette femme, qui était assise tranquillement aux pieds de Jésus, se serait, après cette première visite du Sauveur, livrée à une vie criminelle; elle aurait quitté Béthanie, et aurait vécu sur ses terres à Magdala; puife^ poussée par le repentir, elle serait venue se jeter aux pieds du Sauveur, pour laver ses péchés dans les larmes. Or, de tout cela, l'évangéliste saint Jean ne dit pas un mot (ly Sbfp.)

2D. Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, que Von aurait donnés aiMO pauvres? ^ L'amour des pauvres fut le prétexte dont on se servit pour condamner la piété de ces femmes qu'on appe-

lait indiscrètes^ et pour couvrir l'envie qu'on avait contre Jésus de l'honneur qu'on lui faisait, et Judas se signala parmi ces faux charitables, et ces faux dévols. Les plus méchants sont les plus sévères censeurs delà conduite des autres : soit par le dérèglement de leur esprit, soit par leur hypocrisie^ ou par un faux zèle. Judas avait encore une autre raison, c'est qu'il gardait et volait ce qu'on donnait au Sauveur, et il croyait qu'on ôtaità son avarice ce qu'on ne mettait pas entre ses mains. Que l'avarice parle haut quand elle peut se couvrir du prétexte de la charité I Ces insolents discours n'attaquaient pas seulement les femmes dont ils accusaient la profusion , mais encore Jésus-Christ qui la souffrait. Mais il prit en main leur défense en disant : qu'elles Pavaient fait pour Tensevclir, se considérant comme mort, à cause que ï'heure approchait, et qu'il s'élail mis dans Tesprit et dans l'état de victime. Il voulait en même temps nous faire considérer de quel honneur était digne ce corps virginal, formé parle Saint-Esprit, et où la divinité habitait, par lequel la mort devait être vaincue et le règne du péché aboli. Quels parfums assez exquis pouvaient en marquer assez la pureté? Il voulait aussi que les parfums qui servaient à la mollesse et au luxe servissent cette fois à la piété; que la vanité fût sacrifiée à la vérité. Vous aurez toujours des pauvres avec vous, dit Jésus ; quand vous voudrez, vous leur pouvez faire du bien. (Bossuet.)

20. Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers que ron aurait donnés aux pauvres? — 11 faut aussi remarquer que ces profusions de parfums scandalisèrent deux fois les hypocrites et même les disciples qui n'en savaient pas le mystère, et que Jésus avait pris deux fois la défense de ces pieuses profusions. Parfumer Jésus, cVst lui donner des louanges; parfumer la tête de Jésus, c'est louer et adorer sa divinité, caria tête de Jésus-Christ, comme parle saint Paul, c'est Dieu; parfumer ses pieds, c'est adorer son humanité et ses faiblesses; essuyer les pieds de Jésus avec ses cheveux, c'est mettre à ses pieds sacrés son ornement, et sa tête même, avec toutes les vanités et la parure du siècle. Tout est sacrifié à Jésus : on ne veut plaire qu'à lui. Des cheveux qui ont touché les pieds de Jésus peuvent-ils jamais servir à la vanité? C'est ainsi que Jésus veut être aimé. Il est seul digne d'un tel amour et de tels hommages. On ne répand pas seulement ces riches parfums sur Jésus , on rompt la boite d'albâtre où ils étaient enfermés, dit saint Marc, afin qu'il ait tout. Sa tête, et ses pieds ruisselaient donc de ces admirables parfums : et toute la maison en fut embaumée. L'exemple de la piété de ces saintes femmes a rempli toute

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rËglise de sa bonne odeur. Quand la pécheresse approcha des pieds de Jésus, on disait : SMl étaitprophète^ il ne se laisserait pas toucher p:ir cette pécheresse. Ici on ne lui reproche rien contre celles qui le touchent, soit qu'elles n'eussent jamais été pécheresses, soit qu'il y eût déjà si longtemps que la mémoire en fût effacée par leur pénitence.

(BOSSUET

ÉLÉVATION

• Quelle famille heureuee et privilégiée que celle de Béliianie ! Un frère échappé miraculeusement à la mort, deux sœurs dévouées, unis par rafTection la plus tendre, resserrée encore par un lien bien plus fort que tous les autres, Famour du Sauveur. Aussi ^ Seigneur, ne laissezvous échapper aucune occasion de leur donner des marques de votre préférence. Naguère vous étiez venu avec la puissance d'un Dieu changer en joie leur immense douleur, aujourd'hui vous approchez connue un ami, vous venez vous asseoir à leur table, causer fiiimiiièrementaveceux, cœur à cœur, et vous apportez à cette maison le bonheur et la paix. Marie, qui semble avoir mieux compris qae ceux qui l'en* lourent toute votre bonté et votre condescendance, veut acquitter la dette de tous, et, sans s'inquiéter des murmures de ceux qui trouvaient sa reconnaissance exagérée, elle répand sur vous les parfums les plus précieux. Imitons la conduite généreuse do la sœur de Lazare; que l'ardeur de nos prières et la bonne odeur de nos sacrifices faits en votre nom,s'élèyent jusqu'à vous et témoignent aux yeux de tous les hommes que ce n'est pas en vain que vous tious avez aimés; que chaque jour encore votre amour veille sur nous, et que vous portez vous-même une partie de notre fardeau, afin de nous en alléger le poids. Seigneur, que ces sentiments soient véritablement ceux de nos cœurs; que toutes nos espérances et nos désirs se dirigent vers vous et que du ciel descendent toujours sur nos âmes vos grâces les plus abondantes! Amen.

FîN DU DEUXIÈME VOLUME.

— Dans les enviions de Nazarelh, J^sus réunît les douze

pour les envoyer prêcher. — Instruction que leur donne le Sauveur sur 1&

mission présente. — Sur leur mission à venir (octobre, deuxième année de

sa publique) %

CHAPXTRS Z&XX. — Jésus continue d'instruire ses ap6lres sur la grande mission qu'ils auront à remplir dans le monde entier. — SacriQ'-es qu'ils devront faire et courage dont ils auront besoin. — Récompense de ceux qui Vus assisteront. — Départ des apôtres, Jésus va aussi prêcher dans la Galilée (môme jour qu'au chapitre précédent) Il

OBATITAE Zlinx. — Tandis que Jésus-Christ préclie dans les villes et ses disciples dans les villages de la Galilée, Jean-Baptiste cbt mis à mort. — Hérode entend parler de Jésus et désire le voir. — Les apôtres reviennent auprèi de Jésus (décembre» deuxième année de la vie publique du Sauveur, et fin de mars , troisième année) 19

CHAVZTBS XUT. — Jésus va de CapharnaUm au désert do Bethsaïde.-- Nouvelles instructions et nouveaux miracles en faveur de la foule qui le suit. — Première multiplication des pains et des poissons. — Le peuple veut le proclamer roi (vers la fin de mars, troisième année de la vie publique du Sauveur). \ . t 27

CHAPXTRS ZAV» — Du désert de Buthsaïde, Jésus revient à ses disciples, en marchant sur les eaux; frayeur des disciples. — Pierre marche aussi sur la mer, soutenu par son divin Maître. — Tous les disciples reconnaissent Jésus pour le Fils de Dieu. — Jésus, allant de Bethsaïde à CapharnaUm, guérit une foule de malades (vers la On do mars, troisième année de sa vie publique). 55

OBAVXTRX X&TX. — La foule qui cherchait Jésus le retrouve à CapharnaUm. — Jésus leur annonce un pain autre que le pain matériel, et autre que la manne. — Il leur déclare que ce pain qui donne la vie éterncUo , c est lui-même ; murmures des Juifs, réponse de Jésus (vers la fin do mars . troisième année de sa vie publique) 43

OHATIT&X XLTXX. — Jésus continue de parler aux Juifs dans la synagogue de C ipharnaum. — Jésus déclare de nouveau qu'il est le pain de vie; que sa chair est une nourriture , son sang un breuvage. — Réponse de Jésus. — Plusieurs de ses disciples se retirent; mais^ les douze restent fidèles (môme jour qu'au chapitre précédent). • 55

CHAVXTBJB X&VXXX. — De CapharnaUm, Jésus parcourt encore une fois la Galilée. — De retour à CapharnaUm , il démasque l'hypocrisie des Pharisiens.— Ce n'est point l'aliment, mais le consentement au péché, qui souille l'homme (fin de mars, troisième année de la vie publique du Sauveur). . . 69

OHAPXTRB XLXZ. — De CapharnaUm , Jésus va jusqu'aux confins de Tyr et de Sidon, où il guérit la fille de la Chanauéenne. — Il quitte ce pays pour revenir à CapharnaUm; guérison d'un sourd-muet (au mois de mai , troisième année de la vie publique du Sauveur) 79

CHAVXT&X &. — Près de la mer, dans un désert non loin de Bethsaïde, Jésus guérit une foule do malades. — Seconde multiplication des pains. — Traversant ensuite la mer, il se rend aux confins de Magedan^ où on lui demande un prodige. — En revenant à Bethsaïde, il reproche à ses disciples leur peu d'intelligence (juin , troisième année de sa vie publique). ... 87

CHAPXTRS U —Arrivé des confins de Magedan h Bjthsaïde. Jésus guérit un aveugle. — Quelque temps après , Jésus se dirige vers Gésarée de Phili ppe;

oonression de saint Pierre , et privilège qui en est la récompense. — Jésus- Christ annonce qu'il doit souffrir, et que ses disciples souffriront à son exemple. Il prédit la gloire qui doit suivre ses souffrances (Juin et fin de juillet ^

troisième année de sa vie publique) 97

OHAFITBJB IiII. — Des environs de Gésarée de Philippe, Jésus se rend à la montagne du Thabor ; sa transfiguration. — Par l'ordre de Jésus, ce miracle reste dans le secret. — Jésus explique la double mission d'Élie chez les Juifs (premiers jours du moisd'aoùt» troisième année de la vie publiquedu Sauveur). 107

CHAFXT&X &TXI. — Jésus, descendu de la montagne du Thabor, guérit un jeune homme possédé du démon. •— Pourquoi ses disciples n'ont pu chasser ce démon. —Jésus prédit encore sa passion. — ^Ambition des disciples, et miracle puur payer l'impôt (août, troisième annéede la vie publiquedu Sauveur). 1 17

CBAFITBX LIV, — i>ans la maison de Capharnattm , Jésus recommande à ses disciples l'humilité de l'enfance. — Ne point empêcher le bien, quelque soit celui qui lo fait. —Éviter à tout prix le péché de scandale. -» Parabole de la brebis é^^rée (août, troisième année de la vie publique du Sauveur). . ii7

CUAVIT&X JàV, — Dans la maison de Capharnaiim , Jésus contenue d'instruire ses disciples. — RègKs de la correction fraternelle. — Prière an commun.— Pardonner toujours. — Parabole du serviteur impitoyable envers ses compagnons (a .ût, troisième année de la vie publique du Sauveur). . . • 1?.0

CHAVITAX &VX. — 'Jésus abandonne Gapharnatim et quitte la Galilée, se dîrgeant vers Jérusalem. — Un bourg de Samarie refuse de le recevoir.^- Jésus refuse un disciple et en appelle deux autres. «- Murmures des Juifli touchant Jésus.— Il arrive au temple et commence à enseigner (septembre, troisième année de la vie publique du Sauveur) 149

OBAFITBJE &TXI. — Jésus dans le temple à la fête des Tentes continue d'easeiguer au milieu des murmures et des discussions des Juifs. — Le dernier jour de la fête, Jésus enseigne de nouveau et convertit les gardes envoyés puur le prendre; dissension parmi les Juifs (septembre, troisième année de la vie publique du Sauveur) . i61

CHAVXTRX ILTZIX. — Jésus continue d'enseigner dans le temple de Jérusalem.— Les scribes et les Pharisiens lui amènent une femme adultère à laquelle il fait miséricorde.— > Jésus se déclare la lumière du monde, et établit l'autorité da son témoignage (vers ta fin de septembre, troisième année de la viepublique du Sauveur) 169

OBAPXTBX KIX. — Jésus, dans le temple de Jérusalem, déclare qu'il est le Fils de Dieu, et annonce aux Juifs qu'ils le mettront à mort. — > 11 leur reproche de n*étre plus les fils d'Abraham , mais les esclaves du péché et la progéniture du démon (vers la fin de septembre , troisième année de la vie publique du Sauveur) 179

CHAVXTHX XiX. — Jésus continue d'enseigner dans le temple de Jérusalem. — Il insiste de nouveau sur la véracité de son témoignage et sur sa filiation divine, tandis que les Juifs le traitent de Samaritain et veulent le lapider. — Étant sorti du temple, il guérit un aveugle de naissance (vers la fin de septembre, troisième année de la vie publique du Sauveur). . . . 189

CHAPITRE un. — Pendant que Jésus est encore sur la montagne des Oliviers avec ses disciples, l'homme qui avait été aveugle est conduit devant le Sanhédrin. — >Le père, la mère de cet homme sont interrogés. — Les Pharisiens, confondus, le chassent dehors. — Cet homme reconnaît Jésus-Christ et l'adore 197

OBAPIT&E Ucn. — Jésus, continuant d'enseigner à l'endroit où il avait rencontré l'aveugle-né après sa guérisun, adresse au peuple la parabole do

pasteur. Il s'applique à lui-même cette ^[wnibolev e| annone^qu^il doitdon« nersa vie pour ses brebis. — Nouvelle dissension âans le peuple à son sujet (vers la fin de septembre, troisième année de la vie publique du Sauveur). . SOT

CÙAVITAS &ZZII. — - De la montagne des Oliviers, Jésus envoie prècber soixante-dix de ses disciples , instruction qu'il leur donne. — Retour des soixante-dix, leçon que Jésus-Ciirist leur donne. — Parabole du bon Samaritain (depuis le commencement jusqu'à la fin d'octobre, troisième année de la vie pu bliq au du Sauveur). 217

CHAViras UCXT. — Jésus , allant avec ses disciples de la montagne des Oliviers au Jourdain , prend son repas è Béthanie chez Marthe et Marie. «— Arrivé au Jourdain, il opère des miracles et instruit hi multitude, comme il l'avait Tait dans la Galilée (au commencement de novembre, troisièine année de la vie publique du Sauveur) ^^3

OHAVITBJB UCT. — Tandis que Jésus instruit ses disciples et le peuple à Béthabara, un Pharisien Tinvite à prendre chez lui son repas; imprécations contre les Pharisiens et les docteurs de la loi. — Jésus exhorte la foule à les abandonner sans craindre leur fureur, et à s'attacher à lui courageusement. Il refuse de s'occuper d'affaires matérielles (fin de novembre, troisième année de sa vie publique) ^^^

CHAVZT&Z UCVX. — Jésus, à Béthabara, co-jtinue d'instruire la foula : l'avare surpris par la mort.— Il recommande à ses disciples de se confier en-^ tièrementà la providence du Père céleste, comme les lis des champs, comme les oiseaux du ciel; et de chercher avant tout le royaume de Dieu (fin de novembre, troisième année de la vie publique du Sauveur) ^^

OBAVITas ÛCFH. — Jésus , k Bdtfaabara , continue d'instruire ses disciples et le peuple. ^Paraboles des serviteurs vigilants et du serviteur débauché. — Feu de la persécution. — Il reproche aux Juifs de ne pas vouloir comprendre que les jours du Messie sont arrivés. — Gsrltiéens et tour de* Siloé, nécessité de faire pénitence (fin de novembre, troisième année de la vie publique du Sauveur) 965

CBAPITRX UCmi. — Jésus, à Béthabara, continue d'instruire ses disciples at le peuple, —r Parabole du figuier et du vigneron. — Guérlson d*une femme infirme. «- Paraboles du grain de sénevé et du levain. — Jésus quitte Uôthabara, et parcourt différentes villes et villages ; s'efforcer d'entrer tandis que la porte du royaume des cieux est ouverte (fin de novembre et com- {|[^oement de décembre, troisième année de la vie publique du Sauveur). . S75

CHAPims U£IZ« —Jésus» to^* çn 83 rapprochant de Jérusalem, continue sa miasioQ au-delà du Jooniabii. — On lui dit de quitter ce lieu; il prédit le lieu tl le temps de su mort. — Guérison d'un hydropique. — Choisir la dernière placô. — Ne ytÀat rechercher les riches, raai<s les pauvres.^- Parabole des conviés quÈ allèt^ueût des excus;3S (décembre, troisième année de la vie publique du Sauveur) 287

OHAVITRS liZX. — Venu de Béthabara à Jérusalem pour la fête de la Dédicac , Jésus déclare de nouveau qu'il est le Fils de Dieu , et qu*il disposa de la puissance divine; les Juifs veulent le mettre à mort. — Jésus retourne à Béthabara suivi d'une grande foule de peuple. Porter sa croix, courage et prudence nécessaires (vers le 15 décembre, troisième année de la vie publique du Sauveur) 299

CHAVIT&E IiXXl. — Arrivé à Bétharaba, Jésus fait entendre aux Pharisiens qu'il vient chercher ce qui était perdu : paraboles de la brebis égarée et de la drachme perdue. — Parabole du fils prodigue (vers le 20 décembre, troisième année de la vie publique du Sauveur) 311

4M TABLE DES MATIÈRtS.

CBAPITBJB UCXn. — Jésus , à Béthabara , continue d'instruire ses disciples. — Parabole de Téconome infidèle. — Fidélité dans les petites clioses; on jie peut servir deux maîtres; Dieu voit les cœurs; toute la loi doit être accomplie (vers le mois ilo Janvier troisième année de la vie publique du Sauveur) 323

CHAWmM UCXIZI. — Tandis que Jésus, à Béthabara, instruit ses disciples, les Pharisiens et les Scribes viennent le questionner sur le divorce. — Jésus continue d'instruire ses disciples sur ce même sujet et sur la vertu do chasteté. — Parabole du mauvais riche et du pauvre [^azare (jonvier, quatrième année de la vie publique du Sauveur) 533

OHAFIxas ULXIV. — Marthe et Marie envoient à Béthabara avertir Jésus de la maladie de Lazare, leur frère* Malgré la haine violente que les Juifs nourrissaient contre lui, Jésus retourne en Judée. A son arrivée à Béthanie, Marthe et Marie viennent à sa rencontre (février, quatrième année de la vie publique du Sauveur) 547

CSHAFZTAS UCKV. -<- Marte arrive à Jésus , suivie d'une multitude de Juifs ; Jésus pleure sur Lazare et le ressuscite ; beaucoup croient an Sauveur. — La mort de Jésus résoluo dans le conseil des Juifs ; il se retire à Ephrem (février, quatrième année de i^ vie publique du Sauveur) rj:i5

CRAPXTAB UUnn. — Jésus, à Ephrem, continue d'instruire ses disciples et le peuple. —Péché du scandale. — Pdrdon des injures. — Pouvoir de la foi. ^Parabole du serviteur qui exécute les ordres de son maître.— > Jésus va d'Ephrem en Galilée, d'où il se dirige vers Jérusalem. — Guérisou de dix lépreux (mars, quatrième année de la vie publique du Sauveur) ôG7

OHAPITIUB UCXTXX. — Jésus va de la Galilée à Jérusalem — 11 prédit son second avènement. — Parabole du juge inique et de la venye ( mars , quatrième année de la vie publique du Sauveur). . • ri7r>

OHAVITRX VLXTtU, —Jésus, allant de la Galilée à Jérusalem pour la dernière Pâque , continue d'instruire ses disciples et le peuple. — Parabole du Pharisien et du Publicain. — Dans un village, il bénit les enfants. — Ce qu'il faut faire pour obtenir la vie éternelle; salut diflicile pour les riches (mars, quatrième année de la vie publique du Sauveur) 5S3

CBAFITAB UEXIX. —Jésus, allant de la Galilée à Jérusalem, continue, d'instruire ses disciples et le peuple. — Salut difficile pour les riches.— Récompense du chrétien généreux.— Parabole des ouvriers envoyés ft la vigne (mars, quatrième année de la vie publique du S«iuveur) - ->^^^

CnEAFXnUlUCXX. — Jésus, allant à Jérusalem, et se dirigeant vers Jéricho, continue d'instruire ses apôtres. — K leur annonce encore une fois sa Passion prochaine. — Demande ambitieuse des fils de ZébéJée. — Les apô^ très doivent être les plus humbles de tous. — Guérisou d'un aveugle (mars, quatrième année de la vie publique du Sauveur) 407

C0AVIT1LS UCXXX. — Arrivé à Jéricho, Jésus descend chez un Publicaiu nommé Zachée. — Parabole des dix marcs d'argent (mars, quatrième année de la vie publique du Sauveur) 4:21

OHAFIT^B &XXZXX. — Jésus, sortant de Jéricho, guérit un autre aveugle. — Une grande foule l'attend à Jérusalem. — Il descend chez Marthe et Marie; parfum répandu sur ses pieds. — On vient à lui de tous les côtés (mars, quatrième année de la vie publique du Sauveur). • r • . . . . 451

Fiy i)|; LA TABLE DU DEUXIÈME VOLIUF-

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