‹ La vie de n. s. Jésus-ChristChapitre 77 sur 141 · II · texte numérisé non relu

II

210 LA VIE DE N. S. JÊSUS4:HI\1ST. cii.lxU

betat ii»airit:iiaidenn démoD s'cst coiparé dc luî, ct il a perdu le

sens; pourquoi Técoulez-vous?

▲lii dieeiiant i Bmc 21 . D'autres disaient : Ce ne sont pas là

les paroles d'un homme qui est possédé du démon ; est-ce que le démon peut ouvrir les yeux aux aveugles ■ ?

▼erb« non unt dcmo- Bmm habrjiiù : nomqnid dmnoniom potest escorum ocolot i^rire ?

^ f fi. Tel fût Teffet produit sar «e peuple Ugrat par la déclaration si tendre et si générense du divin Sauveur : de la haine dans les uns, l'apologie négative dans

leBBUilCS.

3. // appelle par leurs mms ses propres Irebis^ et les fait sortir. — Il n^est pas défendu aux pastears de s'occuper des choses temporellesi quand ils le font par charité ; mais ils ne doivent point s'y livrer avec passion : de peur qu'elles n'appesantissent leur cœur, et que ce fardeau ne les précipite des hauteurs de la vie spirituelle aux degrés les plus bas de la vie mondaine. Or^ il est des pasteurs qui veillent à la vérité sur leurs troupeaux, mais qui tiennent si fort à s'occuper du spirituel, qu'ils oublient entièrement le temporel. Comme ils négligent absolument tout ce qui regarde le corps, ils se mettent peu en peine de pourvoir à ce qui manque, de ce côté, à leurs inférieurs. Il arrive de là qu'on méprise souvent leurs instructions; que ceux dont ils reprennent les défauts, sans soulager leurs misères, sont peu disposés à faire attention à ce qu'ils disent. La vérité, pour pénétrer dans Tâme du pauvre, a souvent besoin que les secours de la miséricorde lui en ouvrent le chemin. Pour que la semence de la parole divine puisse germer, il est bon que la charité de celui qui la répand la vivifie dans les cœurs comme une douce rosée. Aussi est-il nécessaire que le pasteur^ tout en s'occupant du spirituel, sache aussi veiller sur le temporel, sans perdre la pureté de son cœur. Car, comme nous venons de le dire, il semble que le peuple ait quelque droit de n'écouter qu'avec négligence les instructions d'un pasteur qui ne l'assiste point dans ses besoins extérieurs. (Saint Grégoire de Nvsse.)

3-4. Celui qui est le pasteur appelle par leurs noms ses propres brebis: et lorsqu'au les a fait sortir, il marche devant elles. — Pasteurs des flmes» paissez donc le troupeau qui vous est confié avec la tendresse

Vu. Lxii. LÀ TIE DE N. S. JÉSUS^HRIST. ^11

d^an pèore, avec la Tigilance d'un guide^ aTec le désintéressement d'nn dîsdfde des apôtres , a^ec la décence et la sainteté d'un ministre de Jésus-Christ; instraisez4e8delenrsde¥0irs; qae vos exemples assurent le finit etle succès de tos instractioQs; ne paraissez occupés et touchés que de leur salut; oubliez tos intérêts temporels, et ne les mettez jamais en balance avec Tintérét des âmes ; ne faites pas un gain sordide d'un ministère saint; n'abusez pas de votre autorité pour satisfaire des animosités personnelles. Souvenez-vous que cette autorité ne vous est confiée que pour le besoin des fidèles. Vous êtes à eux; votre voca-tion^ votre mission, vos fonctions ne sont que pour eux; donnez-vous donc tout à eux, puisque vous n'êtes que pour eux. La foi n'est déjà que trop éteinte dans les fidèles; le culte, trop avili; les sacrements» ^rop négligés. Rendez la piété respectable en vous rendant respectables vous-mêmes; inspirez la crainte et la terreur des saints mystères par le profond recueillement avec lequel vous les traiterez; rendez les devoirs aimables en les pratiquant. Quelles que puissent être les dispositions de vos peuples, la vie sainte d*un pasteur fait toujours son effet; pins même ils sont grossiers, plus un exemple qu'ils ont sans cesse devant les yeux les frappe : toute leur religion est dans leurs sens; les nations les plus sauvages ont quitté toute leur térodtè devant des hommes apostoliques. Il n'arriTe guère qu'un pasteur fidèle ne s'attire l'amour, le respect , la confiance de son troupeau*

{Kassilloh.)

L Et lorsqu'il les a fait sortir, il marche devant elles. — Un pasteur est tenu d'offrir dans sa conduite l'exemple de toutes les vertus, n faut que, libre du joug des passions, il mène une vie purement spirituelle; que son cœur ne soit ni séduit par la prospérité, ni intimidé par l'adversité; que tous ses désirs aient le ciel pour but. 11 faut que, tout dévoué au bien, il ne soit détourné de le faire ni par la faiblesse de son corps, ni par Tinconstance de son âme ; que, loin de convoiter la fortune des autres, il leur partage ses propres richesses. U faut que la miséricorde le porte à pardonner, sans toutefois que son indulgence soit excessive et s'écarte des lois de la raison; qu'il ne se permette jamais rien de ce qui est défendu, et pleure sur les lautes des autres comme s'il les avait commises; qu'il gémisse du fond de son âme sur les crimes de ses frères, et qu'il se réjouisse du bien qu'ils font, comme sTi le faisait lui-même. 11 faut que, dans toutes ses actions, il puisse servir de modèle aux autres, et qu'il ne fasse jamais rien dont il puisse rougir devant le monde; qu'il s'applique à vivre et à se conduire de manière à pouvoir arroser de l'eau spirituelle de la doctrine les cœurs

SIJ hX VIE DE N. S. JESUS-CfimST. en. LXif.

arides de ses frëies; enfin^ que, toujours en prières, il mérile d'obtenir du Seigneur ce qu'il lui demandera, comme étant du nombre de ceux à qui s'adresse cette promesse que Dieu a faile par Tun de ses serviteurs : a Tu n'auras point encore cessé de m'invoquer, que je te répondrai : He voici. » (S. Gbégoirb de Nyssb.)

i. Et lorsquUl a fait sortir ses propres brebis , il marche devant elles. — Dans le nombre des fidèles confiés à la sollicitude du pasteur, il y en a qui n'ont besoin que d'une parole pour marcher dans la voie du bien ; il en est d'autres qui ne se soutiennent dans la vertu que par la force des bons exemples; on en voit de lâches qu'il faut prêcher, et qui ne rentrent en eux-mêmes qu'après de fortes remontrances; d'autres qui, abandonnés à leur impétuosité naturelle, iraient trop loin, et dont il faut modérer Tardeur pour qu'ils se tiennent dans les bornes de la sagesse et de la prudence. On en trouve qu'il est utile de louer, d'autres qu'il est à propos de blâmer; et il faut que tout cela se fasse tantôt en public , tantôt en particulier. Il y en a dont il faut relever jusqu'aux défauts les plus légers , afin de dompter leur orgueil; d'autres dont il est mieux de dissimuler les fautes pour ne point les décourager, et pour conserver en eux un reste de pudeur qui leur deviendra salutaire. Il faut, à l'égard de quelques-uns, témoigner du mécontentement, paraître même désespérer de leur état, sans pourtant les abandonner ni les jeter dans le désespoir. 11 y en a d'autres, et en plus grand nombre, qu'il est nécessaire de ménager avec douceur, auprès de qui il faut se rendre humble et petit, et ne pas craindre de trop s'abaisser pour les toucher et relever leur courage. Enfin, tantôt il faut se roidir contre ceux-ci et ne rien leur céder, tantôt on doit plier devant ceux-là et savoir se laisser vaincre; en un mot, il faut tant de prudence et de dextérité pour ménager des caractères si différents; il y a tant de précautions à prendre pour demeurer en toutes choses dans de justes bornes, qu'un sage conducteur des âmes semble ne marcher qu'entre deux abîmes, ayant à droite et à gauche un égal danger. Quoi de plus propre à nous faire sentir quel est le poids du divin ministère? Fardeau vraiment redoutable à un pasteur fidèle, appliqué à connaître parfaitement son troupeau , et jaloux de le conduire dans les voies de la justice et de l'équité ! (Saint Grégoire de Naziancb.)

8. Tous ceux qui sont venus sont des voleurs et des lairons. — Voici ce qu'écrivait à ce sujet l'un des quatre grands prophètes : a Et le

CH. LXii. LÀ VIE DE N. S. JÉSUS^HRIST. 213

Seigneur me parla, disant : Fils de Tbomme, prophétise sur les pasteurs dlsraël; prophétise, et dis aux pasteurs : Voici ce que dit le Seigneur : Malheur aux pasteurs d'Israël, qui se paissent eux-mêmes! Les pasteurs ne paissent-ils doue pas leurs troupeaux? Vous mangiez le lait^ et vous vous couvriez de la laine; vous preniez les brebis les plus grasses pour les tuer, et vous ne paissiez pas mon troupeau. Vous ne songiez point à fortifier les faibles, vous ne guérissiez pas les malades, vous ne pansiez pas les blessées; vous n'avez point relevé celles qui étaient tombées^ et vous n'avez point cherché celles qui étaient perdues; mais vous leur commandiez avec rigueur et avec empire. Et mes brebis ont été dispersées, parce qu'elles n'avaient point de pasteurs, et elles sont devenues la proie de tous les animaux des champs, et elles ont été dispersées. Mes troupeaux ont erré sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées;- mes troupeaux ont été dispersés sur toute la face de la terre, et nul ne les cherchait, nul, je le répète^ ne se mettait en peine de les chercher. C'est pourquoi, pasteurs^ écoutez la parole de Jéhovah : Je le jure par moi-même, dit le Seigneur Dieu^ parce que mes troupeaux sont devenus une proie, que mes brebis ont été livrées à tous les animaux des champs, sans pasteurs : car mes pasteurs n'ont point cherché mes troupeaux; mais les pasteurs se paissaient eux-mêmes, et ne paissaient pas mes troupeaux. Je viens moi-même à ces pasteurs^ je redemanderai mon troupeau à leurs mains, et j'arracherai mon troupeau à leur bouche, et désormais il ne sera plus leur nourriture. Moi-même je chercherai mes brebis, et je les visiterai comme un pasteur qui est à son troupeau ; je ramènerai mes brebis des lieux où elles avaient été dispersées dans les jours de Tiniquité. Je sauverai mon troupeau. Il ne sera plus une proie. Et je susciterai sur mes brebis un pasteur unique pour les paître; David^ mon serviteur, lui-même aura soin de les paître, et il sera pour elles un pasteur. Et moi qui suis le Seigneur, je serai leur Dieu» et mon serviteur David, prince au milieu d'elles. Moi^ le Seigneur, j'ai parlé. Et je ferai avec elles une alliance de paix; j'exterminerai de la terre les bêtes cruelles, et j'établirai ma bénédiction autour des collines où j'habite; je ferai tomber la pluie en son temps, et ce sera une pluie de bénédiction. Et les arbres des champs donneront leur fruit, et la terre germera et sera fertile, mes brebis habiteront sans crainte dans leur terre; et elles sauront que moi, je suis le Seigneur, lorsque j'aurai brisé leurs chaînes, rompu leur joug, et que je les aurai arrachées des mains de ceux qui les dominaient avec empire. Et vous, mes brebis, vous les brebis de

ÎU LA VIE DE K. & liSIJSXHEIST. m. tm.

moa pâturage, tous êtes des hommes; et moi^ je sois le Seigneur iFOlre Dieo^ dit le Seigneur Dieu. » (Ezéchbl.)

11. Je suis te bon pasteur ; te bon pasteur donne sa me pour ses brebis. — Ainsi doit pouroir dire tout prêtre placé à la tête d'une église : car Notre-Seigneur déclare lui-même qu'il a donné Texemple^ afin que, ce qu'il a fait lui-même, ses ministres le fassent à leur tour. Hais si le prêtre est le pasteur et que le peuple en soit le troupeau, contientil qu'il n'y ait aucune différence entre le pasteur et ses brebis? Si mon berger nuirche lui-même, comme moi qui suis brebis, courbé, la face tournée vers la terre qu'il regarde sans cesse, et ne cherche qu'à satisfaire ses appétits grossiers, en quoi diffëre-t-il de moît Malheur! malheur! si le loup se présente, il n'y aura personne pour avoir soin du troupeau, pour le défendre, pour l'arracher à la fureur de Tennemi. Est-il bien que, semblable aux créatures inférieures qu'il conduit, le pasteur ne songe qu'à contenter ses sens corporels , et ne porte son ambition que sur les choses de la terre, au lieu de marcher droit et la tête haute, ainsi qu'il convient à un homme; de lever vers les cieux son regard et sa pensée , de n'aspirer, de ne s'élever qu'aux biens célestes et non à ceux d'ici-bas? (Saint Bernard.)

11. Je suis le bon pasteur. — Nous venons d'entendre notre Seigneur Jésus-Christ nous enseigner quels sont des devoirs d'un bon pasteur. Par là, n'en doutons pas, il nous donne à comprendre qu'il existe de bons pasteurs; mais dans la crainte que, par une mauvaise interprétation de ses paroles, on ne comprit que ces bons pasteurs sont nombreux, il a pris soin d'ajouter : C'est moi qui suis le bon pasteur, puis, il s'est attaché à nous montrer en quoi il est lui-même le bon pasteur : Le bon pasteur, dit-il, donne sa vie pour ses brebis; mais le mercenaire, comme celui qui n'est point pasteur, ne voit pas plutôt Tenir le loup, qu'il s'enfuit; il ne prend aucun souci des brebis, parce qu'il est mercenaire. Ainsi donc Jésus-Christ est le bon pasteur. Et saint Pierre, qu'était-il donc? N'était-ce pas aussi unbon pasteur? N'at-il pas aussi donné sa vie pour ses brebis? Que dirons-nous de saint Paul et des autres apôtres? Que dirons-nous des saints évêques qui^ venus après eux, ont souffert le martyre? Que dirons-nous également de l'illustre saint Cyprien ? N'ont-ils pas été tous de bous pasteurs, et non pas de ces mercenaires dont il est dit, Us ont reçu ici-bas leur récompense? Interrogeons le Seigneur lui-même sur le sens qu'il faut attacher à ses paroles ; osons, en toute humilité, engager une discussion

CB. Lxu. LA TIB DE N* 6. JÉdUS-CHRIST. tIS

avec un Père si puissant- Qa£ dites-vous^ Seigneur? que dites-TOu» bon pasteur, qui êtes à la fois pasteur et agneau, pasteur et pâturage, agneau et lion^que dites-vousîNous voici attentîfsà vos pande»; aidez notre intelligence à les comprendre, a Je suis, dites-vous^ le bon pas* leur. > Mais Pierre n'était-il donc pas un pasteur^ ou bien était-il un mauvais pasteur? Examinons sMl n'était pas un pasteur. Vous lui avez dit^ Seigneur, « Pierre, m'aimez-vous?» et il vous a répondu : a Seigneur, je vous aime, d Alors vous avez ajouté : a Paissez mes agneaux, paissez mes brebis. » 11 est donc véritablement pasteur. Quand il vous répondait, quand il proclamait si baut son amour pour vous, pouvait-il mentir? n parlait avec vérité, et ses protestations partaient du fond de son cœur. Ainsi saint Pierre fut un pasteur et un bon pasteur. U n'eut pas, sans doute , cette plénitude de bonté et de puissance qui n'appartiennent qu'au pasteur des pasteurs; mais il n'en fut pas moins un bon pasteur, et tous ceux qui lui ressemblent sont, comme lui, de bons pasteurs. (Saint Augustin.)

12. Mais le mercenaire, comme celui qui n'est point pasteur, et à qui les brebis n'appartiennent pas , voyant le loup veniry laisse là le troupeau et s'enfuit; et le loup ravit les brebis et les disperse. — Qui donc est le mercenaire? Le Fils de Dieu vous le dit expressément: c'est celui qui s'enfuit à la vue d'un danger qui peut l'atteindre luimême, parce qu'il place son intérêt avant celui de Jésus-Christ; et pour le dire ouvertement, c'est celui qui craint de reprendre un pécheur. Par exemple : un homme a péché grièvement, il faudrait le reprendre avec sévérité, ou même le frapper d'excommunication. Hais cet homme est puissant; si on l'excommunie, on s'en fera un ennemi, un ennemi qui tendra des pièges, un ennemi qui se vengera cruellement à la première occasion. Or, comme le mercenaire, ainsi que je viens de le dire, songe avant tout à ses propres intérêts, et ne veut ni sacrifier une amitié humaine à laquelle il tient, ni provoquer des inimitiés dont il aurait à souffrir, il ferme les yeux et ne fait aucune réprimande. Quoi ! quand le loup tient la brebis à la gorge, quand le démon a persuadé Tadullère à un membre du troupeau confié à tes soins, tu restes muet, et tes cris ne s'élèvent pas pour arrêter cet afTreux malheur! 0 mercenaire! tu as vu venir le loup, et tu as fui ! Mais, me dit-on, puisque je ne me suis pas éloigné du troupeau, je n'ai point fui. Tu n'as pas fui ! Hais tu as gardé le silence ; tu as gardé le silence parce que tu as eu peur; et la peur n'est-elle pas une fuite en esprit? Je conviens que tu es resté de corps; mais tu as fui moralement, ce que ne faisait pas celui

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qui écrivait aux premiers fidèles : Bien que je sois absent de corps ^ je suis en esprit au milieu de vous. En eCTet, quoique absent de corps, saint Paul ne laissait pas , par ses lettres , de reprendre sévèrement les crimes qui se commettaient dans les églises confiées à sa vigilance.

(Saint Augustin.)

ÉLÉVATION

0 mon Sauveur! un des attributs les plus touchants de votre divine humanité, c'est votre miséricorde envers les hommes, c^est votre compassion pour cette nature délaissée et souffrante qui avait un si grand besoin de pasteur et de médecin. Aussi comme le cœur se sent attendri en méditant ces paroles deTÉvangile^ Je suisle bon pasteur Je conduis mes brebis dans les meilleurs pâturages , je les connais , elles me connaissent^ et je donne ma vie pour elles. Seigneur, chacun des actes de votre vie, depuis le moment de votre naissance jusqu'à Theure de votre mort si cruelle, en a été l'accomplissement. Non content d'instruire ^ d^éclairer, de nourrir les brebis dlsraël, vous avez été à la recherche de celles qui s'égaraient loin du bercail, et vous les avez fait entrer dans cette divine bergerie où les attendaient le repos, la lumière et la nourriture la plus abondante. Heureux le peuple chrétien qui a un tel pasteur! Heureuse Tftme qui n'écoute que sa voix et qui se défie des inspirations perfides de l'étranger qui médite sa ruine! Seigneur, faites par votre grftce que nous soyons ces brebis dociles dont vous vous faites gloire d'être le pasteur, parce qu'elles se sont rangées sous vos lois divines; vous êtes la porte des brebis, puisque c^est par vous seul que l'on peut arriver au ciel; nous ne chercherons pas d'autre voie pour aller à vous; mais, divin pasteur, ne cessez pas d'être avec nous pour nous éclairer^ nous conduire et nous défendre. Amen.

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