‹ La vie de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 47 sur 201 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Il pourvoit aux nécessités corporelles et spirituelles

aes pauvres de la ville de Mâcon, avec un très grand fruit

( 1 61 9-1 Gz3)

Comme la charité de M. Vincent allait toujours s'allumant de" plus en plus dans son cœur, Dieu se plaisait de lui en fournir aussi de nouveaux sujets, pour lui servir de matière, et lui donner moyen d'étendre et faire davantage abonder cette divine vertu. Passant par la ville de Mâcon, il la trouva remplie d'un grand nombre de pauvres qui étaient encore plus dénués des biens de l'âme que de ceux du corps ; et ce qui est le pis, c'est que, n'ayant aucun sentiment de leur misère spirituelle et de l'état déplorable de leur conscience, ils vivaient dans une insensibilité des choses de leur salut, et comme dans une espèce d'irréligion et de libertinage qui faisait horreur ; à quoi néanmoins on ne savait quel remède apporter. Ces pauvres, doublement misérables, ne faisaient autres choses que courir par les rues et par les églises pour demander l'aumône, sans se mettre en devoir de satisfaire aux lois de l'Eglise et sans se soucier d'enfreindre les commandements de Dieu. Ils

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