X. Saint '.Dominique égaré par un guibe
berctique
(Un 1210 environ)
£->^ aint Dominique, accompagné d'un frère, ^^^ a été conduit à travers des fondrières j ^par un guide hérétique. Ce dernier est heureux de sa perfidie qui réussit; Saint Dominique, heureux d'avoir une mortification à offrir à Dieu. Le frère qui l'accompagne s'en tire comme il peut parmi les ronces où il a déchiré sa robe. Telle est la peinture.
Le fait représenté nous rappelle l'une des plus belles vertus de Dominique. Un jour, ayant perdu son chemin, il s'adressait à un homme qu'il prenait pour un catholique, et le priait de le remettre sur sa voie. Cet homme, hérétique haineux, offrit ses services et ne fit qu'égarer Dominique et ses compagnons en les conduisant dans des fondrières. Saint Dominique se montra d'une si admirable patience, que l'hérétique en fut touché et se convertit.
XL Saint ^Dominique à la bataille oe (Ii tiret (1213)
£->^ aint Dominique est seul au premier
^^^ plan, les bras et les yeux élevés au ciel.
y^-^Dans le lointain on aperçoit la bannière
de la Croix portée vigoureusement en avant,
et les combattants de l'hérésie en déroute.
Ce médaillon est à gauche de la porte en entrant, et le plus bas de la série.
Martin de Pologne s'exprime en ces termes: « En l'an du Seigneur 121 3, le roi d'Aragon et le comte de Toulouse, avec une armée très nombreuse, avaient enfermé dans Muret le comte Simon de Montfort, le défenseur de la foi. Un jour, après avoir entendu la messe, et tandis que le clergé chantait sur les murailles: «Hostem repellas longius et le reste, Simon sortit avec une poignée d'hommes, tua le roi d'Aragon, mit en fuite le comte de Toulouse, et leur tua 17000 soldats. Les Catholiques ne perdirent que sept pèlerins.» (1) Mais la part
(1) Chron. L. IX.
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