DE LA VIERGE
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pour le B. Dominique. Or son fils unique vint à tomber gravement malade. Et cependant, un jour que le B. Dominique prêchait dans leglise de Saint-Marc, elle laissa son fils malade pour se rendre à leglise et entendre la parole de Dieu sur les lèvres de Dominique. Après la prédication, elle revint chez elle et trouva son enfant mort. Sa douleur fut affreuse: et pourtant elle l'étouffa dans le silence. Mettant tout son espoir en la puissance de Dieu et dans les mérites de saint Dominique, elle emmena ses servantes et se rendit à Saint- Sixte, où le serviteur de Dieu demeurait alors avec les frères. Avec elle était le cadavre de son fils. En ce moment-là, on organisait le couvent pour les sœurs, et comme les ouvriers y travaillaient, tous pouvaient y pénétrer. La mère entra donc et trouva le B. Dominique debout à l'entrée du chapitre, comme s'il eut attendu quelque chose. Quand elle le vit, elle déposa l'enfant à ses pieds, se prosterna et lui demanda avec larmes de lui rendre son fils. — Le B. Dominique eut pitié de sa douleur, s'écarta un peu, fit une courte prière; puis après sa prière, se releva, s'approcha de l'enfant, fit sur lui le signe de la croix; et enfin le prit par la main, le leva et le rendit plein de vie et de santé à sa mère, lui recommandant de n'en rien dire... Furent témoins de ce miracle frère Tancrède, frère Odon, frère Henri, frère Grégoire, frère Albert et beaucoup d'autres encore. » (1)
Au-dessous de la grande composition sont dessinés, d'après les cartons du P. Besson, les détails du prodige.
On y observe quatre phases de la même scène : d'abord la mère qui abandonne si imprudemment son enfant et l'embrasse; puis saint Dominique prêchant, et parmi les auditeurs, tous admirablement attentifs, on remarque la pauvre mère qui ne se doute pas du malheur qui la frappe en ce moment; puis l'enfant trouvé mort dans son berceau, et enfin la mère affolée de douleur qui l'emporte, vers saint Dominique.
Ces quatre dessins ont été calqués sur des cartons du P. Besson et sont tous remarquablement vrais, sobres, vivants et faciles.
(1) Mirac. S. Dom. n° 1.