‹ La vie de sainte Anne, pouvant servir de mois de juillet aux âmes pieuses [microforme]Chapitre 4 sur 52 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

L'APOTRE suint Paul dit dans su première Epitre uux Corinthisns, Chapitre IVw: Soyez mes imitateurs, comme je suis l'imitateur de Jésus-Christ! Tout homme vertueux peut tenir le méme lan yage. Sainte Anne surtout peut l’adresser , chacun de nous. Que ces paroles du sair Apôtre sent consolantes! En effet, lorsque nous considérons la doctrine du Christ et sa très sainte vie dar: son Evangile, nous sommes d'une part elfrayés de la terrible vérité que le Sauveur nous révèle et nous transmet par la plume de saint Matlieu: La voie qui mène à la vie est étroite et il est peu- d'hommes qui la trouvent. D'autre part il nous ordonne expressément de la süvre. 1l nous y presse de toutes manières, promettant de nous éclairer, de nous consoler, de nous fortifie, et de n : 3 assister en toute occasion.

Quand donc nous voyous que la sainte Mère Anne, l’apôtre saint F.u' et tous les saints ont, avec le :.:ours de Dieu, marché à pas de géant dans cette voie étroite, ardue, bordée de ronces et d’épines, nous pouvons avec raison prendre bon courage et commencer avec une ferme confiance

en Dieu à parcourir cette route pénible.

Elle nous deviendra désormais facile.

C’est pour ce motif que les histoires et les légendes des saints sont écrites, que sont faites leurs statues, et que les traits de leur vie ou leur martyre sont dépeints dans les églises. Oui, certes, c’est afin que les ayant sous les yeux, nous nous en souvenions pour nous stimuler à la continuelle pratique de la vertu.

Les saints ont été des hommes comme nous, mais animés d’une ferme confiance, ils ont eu le viril courage d'’imiter Jésus

dans son amour fraternel, sa patience, sa pauvreté, sa pénitence.

Ayons donc une confiance inébrenisblé.

avançons sans broncher, ne doutons pas un instant. Lisons la vie des saints, tant de l’ancien que du nouveau Testament ; ils furent les fidèles imitateurs du Rédempteur.

Comme eux nous pouvons arriver au port de l’éternelle patrie, Souvenons-nous du mot de saint Augustin: ‘Ce que ceux-ci et celles-là ont pu faire, pourquoi ne le pourrais-je pas?’

Cette vie de sainte Anne a été primitivement écrite en latin. Elle a été traduite en flamand par le Père Walter Born, chartreux de Munster, et imprimée, à Anvers, en 1681, avec l'approbation de son Géné-

ral Max. Van Eynatten, C. S. A. Nous avons réduit à trente et un le nombre des chapitres, afin qu'ils puissent servir de lectures durant le mois de sainte Anne. C’est donc un ouvrage refondu et augmenté de quelques révélations plus récentes. Toutefois nous avons scrupuleusement respecté les idées, les sentiments, et même l’ordre du texte original. D'après Walter Born, sainte Anne a vu l’Enfant Jésus; elle a vécu quelque temps dans la compagnie de la Sainte-Famille, puis s’est retirée au désert, où elle est morte dans les bras du Sauveur du monde. Quoi qu’il en soit de cette assertion, nous avons cru faire une œuvre utile aux amis de sainte Anne, en reproduisant ce que nous appellerions vo- lontiers une touchante concordance de récits bibliques et de traditions dignes de foi.

Nous ne répondrons donc pas aux critiques des esprits forts qui de parti pris se moquent des légendes et rejettent le merveilleux de la vie des saints.

L'auteur déclare se soumettre, dans ce livre, au décret d’'Urbain VIII.

P. WITTEBOLLE, C. SS. R.

Sainte-Anne de Beaupré, 26 juillet 1906.

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