SAINT FRANÇOIS RÉGIS
François naquit, le 31 janvier 1597, à Fontcouverte, dans le bas Languedoc, d’une famille aussi remarquable par sa piété que par sa noblesse. Il fît ses études au collège que les jésuites venaient d’ouvrir à Béziers et entra ensuite dans l’institut. C’était l’usage d’envoyer les novices à l’hôpital soigner les malades ; il montra dans ce service pénible une ardeur et un dévouement particuliers. Pendant son séjour à Tournon, il débuta dans cette carrière des missions où il devait opérer tant de merveilles. Il entreprit et mena à bien la conversion du bourg d’Andance, et y fonda la confrérie du Saint-Sacrement. A Toulouse, son zèle prit une autre forme : il se dévoua au soulagement des pestiférés, travaillant avec ardeur à sauver la vie de ses semblables, cherchant à sacrifier la sienne, désireux, dans l’enthousiasme de sa jeunesse, de gagner le ciel par un effort unique et violent. A Montpellier, il réalisa des prodiges ; il y institua la première maison de refuge fondée en France pour les filles repenties. Au commencement de l’hiver, il partit pour le Vivarais. Nul pays n’avait plus souffert de l’hérésie calviniste. La religion y était presque éteinte ; le peu de curés qu’on y trouvait encore manquaient autant d’instruction que de zèle, et beaucoup ne valaient pas mieux que leurs paroissiens. La mission du P. Régis, en ce terrain difficile, dura trois ans ; mais au bout de cette