‹ La Vie des saintsChapitre 270 sur 536 · SAINT ODON · texte numérisé non relu

SAINT ODON

Né vers 875 dans la province d’Est-Anglie, il reçut quelque instruction chrétienne, et montra pour la religion un penchant qui le fit

Adhelme, qui était en faveur près d’Alfred, roi d’Angleterre, il trouva les moyens de faire ses études, puis d’embrasser la carrière ecclésiastique. Adhelme l’ennnena à Rome en 897, lorsqu’il alla porter au tombeau des apôtres les aumônes des Saxons du Wessex. A son retour, Alfred, puis Edouard, son fils, l’appelèrent dans leurs conseils ; Atlielsfane, lui continuant les faveurs royales, en fit son chapelain et l’éleva au siège de Wilton, et Edmond I01' le nomma, en 942, primat de Cantorbéry. Comme il était de tradition, depuis la fondation de cet archevêché, que tous ceux qui y étaient appelés fussent engagés dans les liens monastiques, il se détermina pour la règle de Saint-Benoît.

En mourant (948), Edmond laissa deux fils, Edwy et Edgar. Le premier fut sacré roi par Odon, dans l’église de Kingston, et après qu’il eut été déposé par ses sujets, las de ses vexations, le second monta sur le trône. Alors, grâce aux conseils d’Odon et de Dunstan, évêque de Worcester, des réformes furent accomplies dans le royaume, et des lois sages et utiles réparèrent les malheurs causés par la tyrannie d’Edwy. C’est sous le règne de ce dernier qu’avait commencé à se répandre en Angleterre une grave erreur touchant la transsubstantiation. Odon fit tous ses efforts pour détruire cette hérésie naissante, et, s’il n’y réussit pas complètement, du moins en retarda-t-il l’éclosion définitive. Il ne recula pas, dans ce but, devant l'excommunication du roi Edwy, qui protégeait les novateurs, et d’ailleurs menait une vie scandaleuse.

Saint Odon a laissé des constitutions synodales, dans lesquelles il témoigne à chaque instant de son zèle pour la gloire de l’ Eglise, et aussi pour le bien et la prospérité du peuple. Il était fort aimé de tous : on l’appelait le Bon. Sa mort arriva le 4 juillet 961.

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