‹ La Vie des saintsChapitre 283 sur 536 · SAINT CAMILLE DE LELLIS · texte numérisé non relu

SAINT CAMILLE DE LELLIS

Fils d’un soldat, il embrassa également la carrière militaire, qu’il suivit jusqu’en 1574. Il avait alors vingt-quatre ans, étant né le 23 mai 1550, à Bacchianico, petite ville des Abruzzes, dans le royaume de Naples. Emporté par une violente passion pour le jeu, il y fît des pertes si considérables, qu’il se trouva un jour complètement ruiné, réduit à servir des maçons pour gagner son pain. C’est dans cet état misérable qu’il fut rencontré par un capucin, dont les exhortations le touchèrent vivement. Il le suivit, se fit religieux, mais un ulcère qui lui vint à la jambe l’empêcha de demeurer au couvent. Soigné dans l’hôpital Saint- Jacques, à Rome, il voulut y rester après sa guérison et se voua au service des malades, sous la direction de saint Philippe de Neri, son confesseur. Frappé de l’inconvénient de soins mercenaires, il résolut bientôt de fonder une association de personnes qui se dévouassent, par pure charité, à cette bonne œuvre, et il put mettre son projet à exécution en 1584, après avoir reçu les ordres. L’année suivante, ses amis lui procurèrent une maison convenable pour loger sa congrégation, et en 1586 le pape Sixte-Quint l’approuva, en lui donnant le nom de Clercs réguliers pour le service des malades. Ayant découvert que, dans les hôpitaux, on enterrait quelquefois des personnes dont la mort n’était qu’apparente, Camille ordonna à ses religieux de continuer les prières des agonisants un certain temps après qu’elles auraient rendu le dernier soupir.' Il parlait lui-même aux malades avec une onction à laquelle il

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