SAINT ÉDOUARD
parition, en plein jour, d’une immense croix lumineuse (7 mai 351). Ce prodige, qui détermina beaucoup de conversions, eut la ville entière pour témoin, et le patriarche en rendit compte à l’empereur Constance. La vie de Cyrille fut constamment troublée par les tracasseries que lui suscita l’évêque de Césarée, Acace, qui l’accusait d’usurper les droits de sa métropole, et ne cessa de disputer au siège de Jérusalem le privilège assuré parle concile de Nicée. Ce différend personnel s’augmenta par la division des sentiments, car Acace favorisait l’hérésie arienne, et Cyrille tenait à la foi orthodoxe. Trois fois celui-ci fut déposé et banni par les intrigues de son rival. Cette persécution ne prit fin qu’en 379, où l’empereur Théodose rétablit Cyrille avec honneur. Depuis il gouverna tranquillement son église jusqu’à l’année 385, qui fut celle de sa mort. Il avait assisté aux eft’orts de Julien l’Apostat pour rebâtir le temple de Salomon ; et, loin de perdre confiance, il avait toujours affirmé que les vains projets de la puissance humaine ne prévaudraient point contre les oracles divins et n’empêcheraient pas l’accomplissement des prophéties. Le meilleur ouvrage de Cyrille, intitulé Catéchèses, est une exposition claire et nette du dogme catholique ; toujours cité avec éloge, il lui a valu le titre de docteur de l’Eglise.