MÉDITATION SUR LA COLERE
CONSIDÉREZ les effets de la colère, et vous aurez ce vice en aversion. La colère vous rend insupportable à vous-même, trouble le repos de votre âme et ruine la santé de votre corps; en outre elle vous rend odieux à votre prochain, car personne ne veut converser avec un homme qui s'emporte pour les moindres choses. J'ai mérité l'enfer par mes crimes, et je ne veux rien souffrir pour les expier ! Les saints ont enduré le martyre pour Jésus-Christ, et je m'irrite pour une parole ! Si vous considérez que tout ce qui vous contrarie vous arrive par la permission de Dieu, vous vous soumettrez à ses ordres sans vous plaindre et sans vous laisser emporter à la colère. Les biens et les maux, la vie et la mort, la pauvreté et les richesses viennent de Dieu. Ecclésiaste.
IL Que de fautes la colère entraîne à la suite l Les injures, les calomnies, les meurtres, les guerres, les inimitiés sont les funestes effets de ce vice. Pour vous en corriger, souvenez-vous de la patience que Jésus-Christ vous a enseignée par ses paroles et par ses exemples. Dieu prend-il la foudre en main, toutes les fois que vous l'offensez ? N'entreprenez rien, n'arrêtez aucune résolution dans la colère; laissez auparavant la tempête se calmer.
III. Quelqu'un vous a-t-il offensé, allez le trouver lorsque votre colère est apaisée ; représentez-lui sa faute avec douceur et charité : il vous écoutera infailliblement, et reconnaîtra ses torts. Réconciliezvous au plus tôt avec lui ; quand il aurait tort, n'hésitez pas à le prévenir. S'il manque à son devoir, ne manquez pas au conseil que Jésus-Christ vous donne. Pardonnez-lui de peur de devenir méchant comme lui. Avez-vous reçu une injure, pardonnez afin qu'il n'y ait pas deux coupables. S. Augustin.
Pratique : La mansuétude. — Prière : Pour ceux qui vous font du mal.
Oraison.
AITES, 0 Dieu tout-puissant, que l'auguste solennité du bienheureux Florent, votre confesseur et pontife, augmente en nous l'esprit de piété et le désir du salut. Par N.-S. J.-C.
8 Novembre. — LES QUATRE COURONNÉS, Martyrs.
Que votre aumône soit dans le secret, et votre Père céleste, qtii voit dans le secret, votes le rendra. — J.-C, en S. Matthieu, ch. vj.
QUATRE frères qui occupaient à Rome des postes de distinction et avaient nom Sévère, Sévérien, Carpophore et Victorinus, furent arrêtés durant la persécution de Dioclétien pour s'être déclarés contre le culte des idoles. On les fouetta avec des escourgées de plomb jusqu'à ce qu'ils expirassent sous les coups. Leurs restes recueillis par les chrétiens furent enterrés dans le cimetière de la voie Lavicane, à côté de cinq autres martyrs, sculpteurs de profession, qui avaient refusé de faire des statues de faux dieux. Les reliques de tous ces martyrs furent plus tard transférées à Rome dans l'église qui porte aujourd'hui le nom d'église des quatre couronnés.