‹ La vie des saintsChapitre 107 sur 151 · MÉDITATION SUR LE PROGRÈS DANS LE CHEMIN DE". LA VERTU · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LE PROGRÈS DANS LE CHEMIN DE". LA VERTU

LE chrétien ne doit jamais s'arrêter dans le chemin de la vertu ; il doit, jusqu'à la fin de sa vie, aspirer aune plus haute sainteté. Quelque saint que vous soyez, il vous reste encore un grand chemin à faire avant d'atteindre au faîte de la perfection. Jetez les yeux sur un saint François, sur une sainte Thérèse, et sur tant d'autres saints, et vous verrez combien vous êtes éloigné de leur sainteté. Combien

de passions en vous qui ne sont point encore mortifiées ! Combien de désirs déréglés ! Aimez-vous l'humiliation et la douleur aussi passionnément que les mondains aiment la gloire et le plaisir? Combien avez-vous encore d'imperfections dont vous pouvez vous défaire ? Travaillez, il y a là de quoi occuper toute votre vie.

IL Prenez garde de vous égarer dans le chemin que vous choisissez pour aller à la perfection. C'est en vain que vous marchez à grands pas, si vous vous écartez du droit sentier. Si vous ne faites la volonté de Dieu, vous ne mériterez rien, quoi que vous fassiez. Travaillez, jeûnez, priez, convertissez les pécheurs, faites des aumônes et des bonnes œuvres autant qu'il vous plaira ; si vous préférez votre volonté à celle de Dieu, si c'est par vanité ou pour quelque autre motif humain que vous travaillez, vos fatigues sont inutiles. Vous devez consulter votre confesseur sur ce que vous avez à faire pour plaire à Dieu ; autrement, vous marcherez à grands pas, mais hors de la route véritable.

III. Ne vous relâchez- vous point? N'avez-vous rien diminué de vos mortifications et de vos exercices spirituels ? Si votre conscience vous reproche quelque négligence, prenez garde, vous êtes en danger. Pourquoi ne servez-vous pas Dieu avec autant de fidélité qu'autrefois ? Dieu est-il moins aimable qu'il n'était lorsque vous l'aimiez de tout votre cœur? Qu'a fait le démon pour mériter que vous partagiez avec lui ce cœur que vous aviez donné sans réserve au Seigneur? Allons donc, réveillez votre ancienne ferveur; écriez-vous avec le roi-prophète: C'est maintenant que je conwience. Ce commencement est V ouvrage de la droite du Tout-Puissant. Oui, c'est votre œuvre, ô mon Dieu, achevez-la ; donnez-moi la force de persévérer.

Pratique : Le respect du prêtre. — Prière : Pour ceux qui ont charge d'âme.

Oraison.

ODIEU, qui par le vœu héroïque d'avancer tous les jours dans la vertu, avez disposé dans le cœur du bienheureux André, votre confesseur, d'admirables ascensions vers vous, accordez-nous, en considération de ses mérites et de son intercession, de participer à la même grâce, afin que faisant toujours ce qui est plus parfait, nous parvenions heureusement au faîte de votre gloire. Par N.-S. T.-C.

Il Novembre. — SAINT MARTIN, Evêque et Confesseur.

Veillez et priez, afin qtte vous n'entriez point en tentation; car V esprit est prompt, mais la chair est faible. — J.-C, en S. Matthieu, ch. xxvij.

SAINT Martin, ayant, alors qu'il n'était encore que catéchumène, donné une partie de son manteau à un pauvre, Notre-Seigneur lui apparut la nuit suivante revêtu de cette moitié de manteau. Martin reçut le baptême, fut mis au nombre des acolythes par saint Hilaire, et ensuite élevé à la dignité épiscopale, qu'il reçut en versant des larmes. Comme on lui reprochait sa tolérance à l'égard d'un de ses prêtres,nommé Brice,qui le persécutait: Pourquoi, dit-il, ne voulez-vous pas que je souffre la persécution de Brice? Jésus Christ a bien souffert la trahison de Judas. Sur son lit de mort, il disait à Dieu : Seigneur, si je suis nécessaire à votre peuple, je ne refuse point le travail. Il mourut en 402.

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