‹ La vie des saintsChapitre 115 sur 151 · MÉDITATION SUR LA MORT DE NOS PARENTS ET DE NOS AMIS · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LA MORT DE NOS PARENTS ET DE NOS AMIS

NOUS voyons tous les jours mourir des personnes qui nous sont chères. Si elles succombent à une mort subite et imprévue, même après une vie peu édifiante, ne nous hâtons pas de désespérer de leur salut : peut-être ont-elles invoqué Dieu et obtenu le pardon de leurs fautes au dernier moment ; mais prenons nos mesures pour n'être pas surpris nous-mêmes. Si ces personnes meurent de la mort des justes, ne les pleurons pas; portonsleur plutôt envie. Vous souffrez de voir mourir ce parent, cet ami ; consolez-vous, il est plus heureux que vous, s'il est mort saintement. Vous combattez

encore, il triomphe déjà. Que votre foi, votre esj>érance et votre charité vous consolent. S. Augustin.

IL Dieu veut vous détacher des personnes que vous aimez le plus, afin que vous soyez tout à lui; il veut que vous pensiez souvent à la mort. Écoutez ce mort qui vous dit : C'est mon tour aujourd'huiy demain ce sera le vôtre. Quelle estime fait maintenant cet ami de ce qui était l'objet de ses empressements? Vous serez un jour comme lui sur votre lit de mort. Prenez les sentiments que vous aurez alors, et vous mépriserez ce que vous aimez le plus.

III. N'attendez pas l'heure de la mort pour vous préparer à bien mourir. Vous ne savez pas quand ni comment vous mourrez. Faites maintenant tout ce que vous voudriez avoir fait alors. Seriez-vous prêt à mourir en ce moment ? Pensons incessamment à la mort ; faisons tous nos efforts pour n'être pas éternellement séparés de nos parents et de nos amis qui jouissent maintenant de la gloire du paradis. Là nous attendent un grand nombre de ceux qui nous sont chers. S. Cyprien.

Pratique : La conformité à la volonté de Dieu. — Prière : Pour vos parents défunts.

Oraison.

DIEU de. miséricorde, éclairez les cœurs de vos fidèles, et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Elisabeth, faites-nous la grâce de mépriser les prospérités mondaines, et de jouir sans cesse des consolations célestes. Par N.-S. J.-C.

20 Novembre. — SAINT FELIX DE VALOIS, Confesseur.

Ceux que Dieu a connus dans sa préscience, il les a aussi prédestinés pour être conformes à l'image de son Fils. — S. Paul aux Romains, ch. viij.

SAINT Félix de Valois montra, dès sa plus tendre enfance, une grande chanté pour les pauvres. Il allait jusqu'à se dépouiller de ses habits pour les en revêtir. Il se fit prêtre pour s'enlever tout espoir de monter sur le trône de France ; et après avoir dit sa première messe, il se retira dans la solitude. C'est là que saint Jean de Matha vint le trouver, par une inspiration divine, pour travailler avec lui à la fondation de l'ordre de la Rédemption des captifs. La sainte Vierge l'honora souvent de ses visites ; un ange l'avertit de l'heure de sa mort, qui arriva l'an 1 2 1 2.

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