CHAMP, A UNE VIGNE, A UN ÉDIFICE
NOUS sommes un champ que Jésus-Christ a cultivé, qu'il a arrosé de ses sueurs, de ses larmes et de son sang, et que le Saint-Esprit, par ses inspirations et la rosée céleste de la grâce, cherche à rendre fertile. Comment répondons-nous à tant de soins? Quels fruits produisons-nous? Dieu attend que nous portions les roses de la charité, les lis de la pureté; et notre âme, comme une terre ingrate, ne produit que des épines pour couronner Jésus- Christ.
II. Notre Sauveur compare les justes à une vigne. Ames justes, vous êtes la vigne du Seigneur; si l'on vous fait pleurer et gémir, c'est un signe que Jésus- Christ vous destine à porter de bons fruits. Pour vous, méchants, arbres infructueux, vous croissez à votre aise et sans jamais rien souffrir ; mais viendra un temps où vous serez coupés et jetés dans le feu. La funeste prospérité dans laquelle vous vivez, est le triste présage des maux qui doivent vous accueillir au sortir de votre vie. Quel est parmi les sages celui que la prospérité ne change pas 7 Quel est celui dont les vices ne grandissent pas avec la prospérité? S. Sal-