DÉSIRS
NOTRE bonheur en cette vie dépend de la règle que nous imposerons à nos désirs. Sachez vous borner dans le désir des biens de la nature. Vous voudriez avoir une meilleure santé, plus d'esprit, plus de forces, plus de belles qualités naturelles ; ce désir est une source d'inquiétudes. Contentez-vous de ce que Dieu vous a donné, remerciez-le; peut-être vous damneriez-vous si vous aviez les talents éclatants que vous souhaitez. Quand vous auriez à présent ce que vous désirez, vous n'en seriez pas plus content. Dieu seul peut combler vos vœux. Étudiez- vous donc à faire sa volonté et tous vos désirs seront satisfaits.
IL Contentez-vous aussi des biens de la fortune que Dieu vous a donnés ; ce ne sont ni les richesses, ni les honneurs qui nous rendront heureux. Combien de personnes sont plus pauvres que vous et néanmoins plus heureuses, parce qu'elles ne désirent que ce que Dieu veut qu'elles possèdent ! Le pécheur est malheureux, qu'il ait ou qu'il ruait pas ce qu'il désire. S. Prosper.
III. Un désir qui vous est permis, c'est celui d'arriver à un plus haut degré de sainteté ; vous devez même imiter les héroïques vertus que vous admirez chez les saints, autant que votre état et votre condition vous le permettent. Examinezvous sur les désirs de votre âme ; souhaitez avec ardeur d'arriver à la sainteté. N'espérez rien, ne craignez rien, et vous aurez rendu impuissante la colère de votre ennemi. Boèce.
Pratique : La résignation à la volonté de Dieu. — Prière : Pour votre patrie.
Oraison.
FAITES, nous vous en prions, ô Dieu toutpuissant, qu'en nous réjouissant des mérites du bienheureux Zéphirin, votre pontife martyr, nous profitions de ses exemples. Par N.-S. J.-C.
27 Août. — SAINT JOSEPH CALASANSZ, Confesseur.
U esprit dît Seigneur est sur ?noi ; c 'est pourquoi il m'a consacré par son onction et il m'a envoyé évangéliser les pauvres. — S. Luc, ch. iv.
CE saint consacra sa vie à l'éducation chrétienne de l'enfance. Dans son jeune âge il rassemblait déjà les enfants autour de lui pour leur enseigner les prières et les mystères de la religion. Devenu prêtre, il se livra d'abord à la prédication dans l'Espagne, sa patrie ; mais, se sentant appelé à un genre de vie plus parfait encore, il se rendit à Rome où la vue d'une troupe d'enfants livrés aux vices qu'entraîne le manque d'éducation lui inspira la pensée de fonder de bonnes écoles. Il s'associa plusieurs ecclésiastiques animés des mêmes sentiments, et leur congrégation fut érigée, par Grégoire XV, en ordre religieux, sous le nom de Clercs réguliers de la Mère de Dieu, des écoles pies.