‹ La vie des saintsChapitre 82 sur 151 · MÉDITATION SUR LE DANGER DES RICHESSES · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LE DANGER DES RICHESSES

ESUS-CHRIST nous a si souvent parlé du malheur des riches et des dangers auxquels leur J salut est exposé, que le doute n'est point permis à cet égard. Du reste, son exemple suffit à lui seul pour nous convaincre que la pauvreté est le chemin le plus sûr pour arriver au ciel. Il a été pauvre, il a eu des pauvres pour disciples, il nous a recommandé la pauvreté; et cependant nous aimons les richesses. Méditons ce qu'il nous dit à ce sujet dans l'Évangile, et nous aimerons la pauvreté et nous tremblerons si nous sommes riches.

IL La raison pour laquelle il est difficile d'être riche et saint tout ensemble, c'est que les richesses nous donnent le moyen de commettre toutes sortes de péchés ; de plus, elles nous occupent tellement l'esprit, qu'elles ne nous laissent pas le temps de penser à notre salut. En un mot, la soif des richesses est la source de tous les maux, comme elle est la ruine de toutes les vertus.

III. Faut-il donc que les riches désespèrent d'entrer dans le ciel ? Non ; mais s'ils désirent y arriver, il faut qu'ils usent de leurs richesses suivant la volonté de Dieu ; qu'ils n'y attachent pas leur cœur, et qu'ils pensent sérieusement aux trésors que Dieu leur a préparés dans le royaume des cieux. Ils se sauveront s'ils emploient comme il faut les biens qu'il leur a donnés sur la terre, et s'ils les confient aux mains des pauvres pour les porter au ciel. Si on aime les richesses, on les placera là où elles ne peuvent périr. S. Chrysostome.

Pratique : Le mépris des richesses. — Prière : Pour les pauvres.

Oraison.

SEIGNEUR, exaucez nos prières, et daignez, par l'intercession du bienheureux Marc votre confesseur pontife, nous accorder le pardon et la paix. Par N.-S. J.-C.

8 Octobre. — SAINTE BRIGITTE, Veuve.

Cette parole est vraie, que si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui. — S. Paul, I à Timothée, ch. ij.

SAINTE Brigitte montra, dès son bas âge, une grande dévotion à la Passion de Jésus-Christ. Après un sermon sur les souffrances de Jésus- Christ, le Sauveur lui apparut tout ensanglanté. Ce spectacle la toucha tellement, que jamais depuis ce temps-là elle n'entendit parler de la Passion sans verser d'abondantes larmes. Toutes les nuits elle se levait pour prier Dieu devant son crucifix.

Elle épousa Ulphon, prince de Nérice, dont elle eut huit enfants. Dans la suite, elle se fit religieuse et son époux entra dans l'ordre de Saint-Benoît. Elle mourut en 1373.

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