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CHAPITRE XII

L'agriculture manque de bras. — La population rurale suit une marche inverse à celle des villes. — Dépopulation des campagnes. — Prix élevé de la main-d'œuvre. — Le phénomène n’est pas propre à la France. — Son ancienneté dans notre pays : Colbert; la Convention; la fête des animaux compagnons de l’homme. — La Chine. — Accroissement com-

paré des villes et des campagnes dans les différents pays. — La France

est cependant un pays d'agriculteurs propriétaires. — Division de la propriété. — Accroissement du rendement du sol.

Étudions donc ce milieu social des champs, puisque c’est la population des campagnes qui seule entretient les villes et qu’elle est appelée à en régénérer la population.

€ l’agriculture manque de bras. » Voilà un cliché que nous avons tous entendu ; chacun s'incline alors ; on répète en signe d’assentiment : € L’agricultuxe manque de bras, » et l’on passe sans se demander la cause de ce phénomène, sans chercher les moyens de porter remède à cette situation.

Ce que j'ai dit précédemment de l’accroissement des villes,

plus rapide que celui du pays entier, et de l'immigration con-

tinue, qui entretient leur population, fait prévoir qu'un phénomène inverse doit se produire dans les campagnes : il faut bien que les villes prennent leur population quelque part! Le fait est qu’au fur et à mesure que la population urbaine s’accroît, la population rurale diminue d’autant. On se fera l’idée de ces deux mouvements inverses, en voyant la réparti-

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