LA YIE DU DOGME
le représente donc comme un ministre (minister) c'est-à-dire comme un exécuteur intelligent et libre. C'est une personne, et une personne égale au Père : voilà l'essentiel qui se dégage de toutes les métaphores. Le reste est élément figuré ; pour l'éliminer il suffira d'une attentive comparaison des textes.
(( Si le Fils reçoit un comm.andement, n'ima- « ginons pas un organe vocal et un langage inpé- « rieux — n'imaginons pas des prescriptions ce intimant à un serviteur le devoir qui lui « incombe. Il s'agit d'un Dieu : il s'agit d'une « volonté qui se communique ; il s'agit de l'ir- « radiation lumineuse d'une image réfléchie sur (( un miroir : tel s'opère, en dehors de la durée (( successive, le rayonnement divin qui va du (( Père au Fils ». Ainsi parle S. Basile bien après le concile de Nicée. Grâce à cette comparaison, on voit la vérité catholique s'affirmer et contre le Sabellianisme et contre le Subordinatianisme. A l'une et à l'autre hérésie le saint Docteur alléguant ce témoignage décisif, atteste la consubstantialité de nature et la distinction des personnes : « Le Père aime le Fils et lui communique tout » (i).
(1) (( Itaque quod dicitur mandatum ne sermonem imperiosam per voealia organa prolatuminlelligamus, Filio veluti subdito preescribeiitem, quid facere debeat; sed proiit Deum decet, cogitemus voluntatis com-
C'est ainsi qu'une étonnante liberlé d'expressions a permis de symboliser les rapports intimes de la première et de la seconde personne de la sainte Trinité : l'imperfection des moyens humains n'a point réduit au silence les commentateurs de l'Écriture et les interprètes de la Tradition.
Aussi bien, leurs ingénieux développements se sont exercés sur le second de nos grands mystères: celui de V Incarnation. Ici encore, les critiques malveillants ont beau jeu d'opposer les expressions, d'en faire ressortir les contrastes. Il y a dissonance, paraît-il, entre deux enseignements patristiques ; il y a deux écoles, dont les tendances seront précisémentaccentuées par Nestor iu s et Eutychès. .
Tantôt les métaphores sont du style et de l'inspiration de Nestorius. Dans le Christ, entre la nature humaine et la nature divine, le lien semble bien faible, bien insuffisant: tout au plus unité morale. N'est-ce pas la signification, du moins l'esprit des termes suivants: le Christ a assumé la nature humaine — il en a fait son
municationem, veliiti fornicB cujusdam irradiationem in speculo a Pâtre in Filium œternaliter dimanantem. Pater enioi diligit Filium et omnia illi pstendit ». (Basil, de Spir. s. n. 20).
domicile (1). Ou encore : Jésus est dit porte-Dieu (théophore). — Ou bien c'est le Verbe qui est dit porte-chair (sarcophore). — Dans toutes ces images, les personnes nous apparaissent distinctes.
Tantôt au contraire, on croirait entendre Eutychès. Il ne s'agit que de l'intime compénétration des deux natures : on nous les représente sans cesse comme confondues dans un mélange humano-divin.
Les esprits courts n'ont jamais manqué. Autrefois comme maintenant, on pesait des atomes ; on disséquait des formules, on analysait soigneusement des vocables. Un esprit vraiment comprébensif ne connaît point ces petitesses ; il sait dégager impartialement le sens général d'un auteur. Il souscrit à l'exégèse libérale d'un écrivain des premiers siècles : « Cessons de nous obstiner sur des atomes de formules, adroitement escamotés, hérétiquement isolés de leur contexte, afin de rendre méconnaissable le sens primitif » (2).
Mais surtout il ne faut pas oublier le point fondamental. Quand l'hérésie accentuait le dogme dans un sens, il fallait l'accentuer dans un autre,
(2) Ne aspiciamus in furtivas sententiarum particulas, quas ideo prœcidunt hœretici, ne appareat diceniis inlenlio. [Facund. Rermian,, l. IX, n« 3).
et pour cela user des ressources dangereuses — pourtant indispensables — de l'imagination. L'unité de la personne et la distinction des natures sont choses immatérielles, et conciliables dans la région supra-sensible ; mais le langage humain les oppose plus qu'il ne les concilie. L'hérésie profite des incorrections de l'image. Précisément elle est hérésie parce qu'elle matérialise. Gomment la combattre, sans matérialiser encore, tout en réagissant par un correctif ? Entre deux images excessives, seul l'esprit peut atteindre les contours de la vérité. L'image est à l'idée ce que le traducteur est à l'auteur : tvacliiltore, traditore. De part et d'autre débordé, et trahi par le sensible, le concept intellectuel est néanmoins pressenti, comme derrière un voile, plutôt qu'il ne se laisse directement atteindre et délimiter dans sa nette précision. Ici les deux natures semblent juxtaposées dans une dualité de personnes ; ici au contraire ramenées à l'unité. Tout cela est le fait de l'image. Qu'importe, si les définitions de nature et de personne sont assez fermes et assez consistantes pour éviter toute contradiction !
Qu'importe, surtout, cette incertitude de VimngCj si le contexte et l'ensemble de la doctrine servent à définir Vidée. Or, une étude attentive et consciencieuse fournit à la critique ce résultat
précieux : dans la théologie de nos grands auteurs Vidée chrétienne persévérante et immuable est le principe directeur ; à ce principe est subordonnée la variable mise en scène des symboles Imaginatifs.
C'est que, dans cet amas de métaphores — où le premier coup d'œil ne trouve pas toujours un exact discernement — la critique loyale et patiente finira par constater un certain ordre, certaines préférences des doctes écrivains. Le contexte et les raisons d'opportunité justifient les images qui semblaient aveuglément inspirées par telle ou telle hérésie.
11 s'ensuit :
Que l'identité des métaphores n'autorise pas à conclure Videntité des deux doctrines: l'une chrétienne, l'autre hétérodoxe.
Que leur variabilité n'autorise pas à conclure la variabilité du dogme.
Attachons-nous à saisir nettement cette double conclusion.
IV. — Dans la variété des images qui appartiennent à une même catégorie, à l'expression antithétique d'un même dogme, on a reconnu des délicatesses de nuance qui indiquent le rôle directeur de r esprit ; il réagit sur rimagination au lieu d'être conduit par elle.
Par exemple, pour exprimer le mél3inge{fnixtio) des éléments divin et humain, des termes divers s'offraient au choix de l'écrivain. Les uns conviennent à ce mélange superficiel qui respecte lïndividualité de ses éléments : ainsi se mélangent des graines assorties. C'est la ^(^-.ç des Pères anciens. D'autres termes conviennent au mélange plus intime des éléments liquides (xpaaiç). En tout cela rien que des mélanges physiques. Mais une troisième catégorie de termes exprimait ce phénomène (mis en relief par la science moderne et caractérisé par elle comme phénomène chimique) où les qualités sensibles des éléments disparaissent pour donner — non plus un simple mélange — mais une combinaison intime et substantielle. C'était la confusion (j^yy-jai;).
Dans le choix de ces images, le sens théologique des J^ères de TÉglise a su porter un discernement attentif: ils ont évité toutes celles qui pouvaient signifier un mélange intime, par voie de combinaison (œ^yx^^ç)- Si la comparaison leur est utile, ils ne se laissent point dominer par elle : ils nous apprennent au contraire à nous mettre en garde contre sa domination, en tenant l'image sous le contrôle de la conception philosophique. C'est la préoccupation d'Augustin .• (( Comme l'àme s'unit au corps dans l'unité personnelle (ainsi subsiste un homme) de même, dans l'unité
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personnelle, Dieu s'unit à l'homme (ainsi subsiste le Christ). Dans telle personnalité, il y a donc mixture (mixtura) de Tâme et du corps : dans telle autre personnalité, il y a mixture de Dieu et de l'homme. Gardons-nous cependant d'imaginer le phénomène corporel, oii se mélangent deux liquides, mutuellement altérés : imaginons plutôt la corporelle, mais incorruptible pénétration de l'atmosphère par l'onde lumineuse » (1).
Nous ne saurions trop le redire, ce n'est point le symbole qui domine le théologien, et commande l'évolution de sa pensée: celle-ci au contraire commande au symbole, pur instrument représentatif.
Assurés de cette conclusion, nous faisant une idée plus exacte du rôle subordonné de l'image — nous ne tomberons point dans les erreurs d'historiens qui voient en elle l'élément essentiel, et par cette raison lui subordonnent tout le déve-
(i) « Sicutin unitate personse anima unitur corpoii ut homo sit, ita in unitate personœ Deus unitur homini ut Christus sit. hi illa ergo persona mixtura est animœ et corporis ; in hac persona mixtuia est Dei et hominis, sitamen recédât auditor a consuetudine corporum, qua soient duo liquores ita commisceri ut neuter servet integritatem suam : quanquam et in ipsis corporibus aeri lux incorrupta misceatur ». (August. Ep. 137, ad Valus).
loppement du dogme. Son évolution ne constitue pas essentiellement révolution doctrinale.
Encore moins la prendrons-nous comme caractère typique, comme marque infaillible d'une provenance étrangère. Une commune métaphore ne saurait identifier deux systèmes. En passant de l'un à l'autre, elle n'a point rendu le second tributaire du premier. Comme ces ornements que peuvent utiliser tour à tour la fête religieuse et la fête profane — sans que pour cela l'Église soit confondue avec le Forum — ainsi des métaphores semblables peuvent illustrer deux systèmes, servir deux écoles, sans pour cela les identifier.
Le principe directeur étant l'idée et non l'image, peu importent les métaphores que s'est appropriées le courant intellectuel chrétien.
D'ordinaire un théologien novice éprouve un certain embarras devant ces formes instables et changeantes de la théologie positive. Cette impression sera d'autant plus troublante que les principes généraux seront mal affermis dans son esprit — d'autant plus périlleuse que le sens théologique lui fera défaut. Sous l'empire de certaines autorités dangereuses, sous la maîtrise des théologiens protestants, on s'engage dans une fausse voie, on raisonne sur les mots, les images, au lieu de raisonner sur les idées. On borne son horizon à tout l'appareil de la critique philologique.
A ces aberrations, il faut opposer l'expérience du passé. Que de fois Ton s'est mépris, parce qu'on exagérait les identités de" termes jusqu'à y voir des identités de doctrine — en confondant le style de l'écrivain avec sa pensée — et en s'autorisant de caractères aussi accidentels pour le ranger dans une catégorie de Stoïciens ou de Platoniciens. Que désormais l'historien demeure en défiance contre de pareils écarts. Qu'il cherche plutôt à comprendre et à montrer comment les systèmes païens ou hérétiques se sont engagés à fond dans les pièges que leur tendait l'imagination — comment, asservis par elle, ils ont exagéré de plus en plus l'élément d'erreur primitive — comment^ au contraire, chez tel docteur catholique l'image, asservie à la doctrine révélée, se plie aux nécessités logiques de celle-ci, entre dans l'exposition théologique pour s'adapter à ses exigences — bien loin de la dominer et de la guider — et tombe enfin en désuétude, lorsque, instrument usé, ou rebelle à de nouveaux emplois, elle ne sait plus s'accommoder aux précisions d'une analyse conceptuelle de jour en jour plus pénétrante. Le symbole est caduc : la maquette est jetée au rebut quand l'œuvre est exécutée, quand l'idée théologique s'est réalisée dans une construction plus parfaite.
Des témoignages impartiaux, des études non
suspectes nous donneraient facilement raison. Citons seulement l'auteur de la Philosophie cVOl'igène^ M. Denys :
(( Presque tout le détail de la cosmologie des Pères Alexandrins est déjà dans Philon; mais ce détail au lieu de réagir sur leur théologie en subit la loi^ de sorte qu'en lisant les mêmes choses et souvent exprimées de la même manière dans Phi- Ion et dans Clément et Origène, il faut souvent les prendre dans un autre sens )) (1). Plus loin il examine les expressions stoïciennes fréquemment employées par Origène. pour marquer l'universelle action de Dieu sur la nature et montre qu'elles dépouillent chez lui tout sens panthéiste. C'est d'ailleurs le docteur alexandrin lui-même qui nous en assure : (( Celse croit que lorsque nous parlons de l'Esprit, nous parlons d'un corps comme font les stoïciens, qui chez les Grecs, enseignent que Dieu est un esprit (souffle) pénétrant tout et comprenant tout en soi. Oui, la surveillance et la providence de Dieu circulent partout; mais ce n'est pas comme l'esprit des Stoïciens. Oui, la Providence contient et embrasse toutes choses; mais non pas comme un corps qui contient ce qui soi-même est corps, mais comme une puissance divine qui contient et enveloppe
ij La philosojjhie cV Origène, p. 138.
tout par son action. Donc,dansle système stoïcien, qui pose que les principes sont corporels et que, par cela même tout est soumis à la corruption... le Verbe de Dieu n'est pas autre chose qu'un esprit corporel. Mais selon nous... il s'en faut de beaucoup que ce Dieu- Verbe soit un corps, lui par le ministère de qui tout a été fait... » (1).
Il faut donc avouer que dans l'évolution des idées, l'élément matériel et symbolique — je veux dire le mot et l'image — n'ont point l'influence prépondérante et directrice qu'on leur attribue. Un même instrument représentatif peut cadrer avec des conceptions diverses — tantôt utilisé par le système erroné, tantôt par la théorie vraie.
V. — La philosophie des sciences et leur méthodologie comparée nous révèlent un procédé semblable, d'un continuel emploi.
Pour venir en aide au raisonnement abstrait, pour soutenir et fixer l'attention, le rôle de Timagination est immense. Qu'importe, si elle n'est pas rigoureusement exacte dans ses constructions ! Qu'importe même, si dans le détail, certains éléments de V image ne répondent pas à la réalité scientifique objective. Il se peut que leur présence
(1) (Contre Gelse VI, 7). Cité dans le même ouvrage p. 151.
dans l'ensemble Imaginatif n'altère en rien la jiislesse du raisonnement. On sait cette définition pittoresque : « la géométrie est Fart de raisonner Juste sur des figures fausses » . Tout aussi vraie est celle-ci : (( La physique est Fart de raisonner juste sur des modèles grossiers et inexacts ». L'esprit sait concevoir le général en éliminant l'accidentel : il sait, dans de rigoureuses déductions, se frayer un chemin à travers les imperfections de l'image : elles ne sauraient le faire dévier de la route où passe la logique victorieuse.
Ces constructions Imaginatives et symboliques sont bien connues de la physique anglaise qui les appelle des modèles. Le modèle sert uniquement à fixer l'imagination : l'esprit y saisit certains rapports qu'il abstrait et qu'il universalise. Il néglige le reste. Les récentes théories de Clerk Maxwell et de Will. Thomson sont pleines de semblables procédés (1).
(l) Rien de plus curieux que ce besoin de matérialiser et d'imaginer, caractéristique des savants d'école anglaise. Voici comme le décrit un physicien Français, maître incontesté dans cet ordre de questions : « Les « notions abstraites ne satisfont pas son besoin d'ima- « giner des cfiOses matérielles visibles et tangibles... « C'est pour satisfaire ce besoin qu'il va créer un « modèle. Là où le physicien français concevait une « famille de forces, il va imaginer, lui un paquet de
Sans aller chercher si loin nos exemples, nous pouvons faire appel à la science du baccalauréat. La cosmographie la plus élémentaire va tout entière à la confirmation de notre vue. On peut y vérifier la même assertion que tout à fheure nous avons formulée au sujet des métaphores philosophiques :
Un même instrument représentatif peut cadrer avec des conceptions diverses — tantôt utilisé par le système erroné — tantôt par la théorie vraie (i).
C'est ce que nous allons essayer de montrer brièvement.
« fils élastiques, collés par leurs deux extrémités aux « divers points des suifaces conductrices, distendus, « cherchant à la fois à se raccourcir et à grossir, à « diminuer de longueur et à augmenter de section ; « lorsque les deux corps électrisés se rapprochent l'un « de l'autre, il les voit tirés l'un vers faulre par ces « fils; tel est le célèbre modèle des actions élecLrosta- « tiques imaginé par Faraday, admiré comme une « œuvre de génie par Maxwell et par l'école anglaise « tout entière. L'emploi de certains modèles méca- « niques, rappelant par certaines analogies plus ou « moins grossières les particularités essentielles de la « théorie qu'il s'agit d'exposer, est constant dans les « traités de physique anglais ». (Duhem, Bévue des Quest. scient. 1893. II. p. 348-50.
(1) Notre assertion pourrait être formulée de la sorte : « On peut faire une suite de raisonnements rigoureux et probants, auxquels pourtant se trouve per-
Remarquons-le bien. Je ne dis point que les raisonnements ou théories scientifiques reposent sur cette imagination fausse comme sur une hypothèse véritable (évidemment, en pareil cas, la fausseté de la supposition invaliderait le raisonnement tout entier). Je dis seulement que pareille supposition ou imagination se trouve mêlée à la trame du raisonnement.
Par exemple : Je dis qu'en astronomie on peut faire toute une suite de raisonnements justes en imaginant perpétuellement que le soleil tourne autour de la terre, — supposition fausse. Cette supposition Imaginative peut être involontaire et inconsciente. Parfois l'erreur existe sans qu'on s'en aperçoive ; mais parfois aussi, Ton accepte cette supposition erronée. Elle facilite la clarté du raisonnement : elle est plus conforme à ce que nous observons habituellement puisque le soleil nous semble se déplacer.
péluellement mêlée une imagination fausse ». Mais il faut soigneusement s'expliquer sur ces mots: imagi- (jination fausse. Il s'agit d'une image inexacte, extérieure à la conception véritable et essentielle, par conséquent constamment combattue par elle. Elle n'est fausse que par sa. possibilité de fausser le raisonnement si l'intelligence venait à faiblir, subissant les entraînements et les fascinations de la connaissance sensible.
Employer une supposition de ce genre, c'est employer le langage des apparences (1).
Dans ce cas, le raisonnement est juste, parce qu'il ne dépend pas des apparences fausses. Il dépend de certaines quantités qui sont exactes — de certaines mesures qui sont justes, indépendamment de la supposition. Par exemple : il est évident que la distance entre deux astres ne change point, quel que soit celui qui est satellite de l'autre.
Ainsi la supposition purement Imaginative et le langage des apparences n'interviennent que pour aider l'esprit, pour représenter les éléments objectifs tandis qu'on les soumet au raisonnement. Mais ces données fausses ne sont nullement des anneaux insérés dans la chaîne dialectique.
En résumé, dans maint raisonnement scientifique on rencontre des éléments qui sont purement représentatifs sans avoir aucunement la valeur de preuve. S'il arrive que des naïfs ou des ignorants ne sachent pas distinguer la valeur réelle et la valeur Imaginative d'un énoncé scientifique, il serait injuste d'en rendre responsable la science. Demandons la même justice pour les
(1) Inutile de faire remarquer l'imporlance de ces considérations, quand ou les transporte sur le terrain brûlant des questions bibliques.
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opinions physiques et cosmogoniques des Pères. Demandons-la surtout par leur terminologie philosophique. Et s'il est équitable de reconnaître que la physique moderne ne souffre point de ces représentations imparfaites, il est encore plus équitable d'avouer qu'en aucune façon elles ne sont la source du dogme.