PRÉFACE
Le présent ouvrage ne réclame que quelques mots d'introduction. Il n'est pas nécessaire de prouver que le sujet est un de ceux qui demandent à être traités, surtout à une époque où des opinions superficielles et inconsistantes tendent à se fixer dans les esprits. Des doctrines divergentes sur la base et la forme de la philosophie du langage, se disputent la faveur non-seulement du public, mais de savants profondément versés dans l'histoire linguistique et incertains seulement sur les principes qui l'expliquent. Les sciences naturelles d'une part, la psychologie de l'autre , s'efforcent de s'emparer de la science du langage qui, en réalité, ne leur appartient point. Les doctrines que nous professons dans ce volume sont de celles qui prévalent depuis longtemps chez les gens qui ont étudié l'homme et ses institutions. Elles n'ont besoin que d'être corroborées ou amendées par la science nouvelle pour se faire à peu près universellement accepter. Leurs défenseurs ont été,