‹ La vie en chansonsChapitre 30 sur 97 · ÉLÉGIE · texte numérisé non relu

ÉLÉGIE

GENRE OL'VPAPD

Un jour de la cantine, J'apportais le rata, Pensant à Clémentine, Chantant : « Ta ra ta ta ! »

Quand soudain, moins allègre.

Passant du doux à l'aigre, Je glissai, quel guignon !

Sur la peau d'un oignon.

Quand le hasard s'en mêle C'est époilant parfois ; Juste dans ma gamelle Voilà que je m'assois.

Elle était sans couvercle, C'est pourquoi dans son cercle, J'entrai le plus dodu De mon individu.

Plus vert qu'une émeraude.

Je beuglai comme un veau, Car la soupe était chaude Et me brûlait la peau, Puis j'avais, saprelotte !

Déchiré ma culotte, Bref ! un poireau pointu Me rentrait dans le cuir.

Il froissait ma chair tendre

Et c'était dommage; or,

Je fus, sans plus attendre,

Le montrer au major,

Qui me dit : « Je présume,

» Pitou, que ce légume

» Va rester en dedans :

» Vous serrez trop les dents. »

Alors à l'exercice, J'emportai le poireau, Pour qui mon orifice Devenait un fourreau.

Le soir je pris ma glace.

J'interrogeai la place, Et je fus désolé :

Je l'avais avalé.

LE POIREAl' 77

Moi, Pitou Lagourgane.

Dont on vanta cent fois La douceur de l'organe.

Le beau son de la voix.

Depuis cette aventure Triste et contre nature.

On m'entend tempêter Car je n'peux plus... chanter.

Air : Le duel de Bridou.

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