LE NOURRISSON
Nicolas et Margoton.
Dans la plus franche des joies, Couin, couin !
Couin, couin, couin!
Tous deux armés d'un bâton.
S'en allaient garder les oies.
Couin, couin!
Couin, couin, couin !
L'œil de feu de Messidor Sur eux versait des pleurs d'or, Lour, eh ! lour, eh ! lour.
Eh ! lour, eh ! lour, eh ! lour Eh! lour, eh! larifla.
Tic et tic et tac!
Tac!
Tic et tic et tac !
Tac!
Tic et tic'et tic et tac !
Flac!
Ils marchaient, les deux amants, La figure épanouie, Couin, cou in !
Couin, couin, couin !
Lorsque des vagissements Vinrent frapper leur ouïe ; Couin, couin !
Couin, couin. couin !
Ils virent, près d'un buisson.
Un tout petit nourrisson Lour, eh! lour, eh! lour.
Comme Margoton voulait Se pencher sur son visage, Couin, couin?
Couin, couin, couin!
Un sein blanc comme du lait Déborda de son corsage.
Couin, couin!
Couin, couin, couin !
Et le bébé, vrai glouton, Prit la fraise du téton.
Lour, eh ! lour, eh ! lour.
Mais le petit s'énervant Suçait en vain la poitrine, Couin, couin!
Couin. couin, couin !