‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 167 sur 203 · èpci>Tixo\ XÔYOi · texte numérisé non relu

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4. II, 4, 1262b 7 (Ce texte figure au premier chapitro du môme livre dans la traduction de M. Barthélémy Saint-Ililaire). Nous n'éprouvons aucune surprise à voir Aristote, selon son habitude presque constante, traiter comme une affirmation sérieuse ce qui chez Platon n'est qu'une ingénieuse boutade.

Platon, t. I. 27

4l8 L*Œl)VRE DE PL.VTON

Voici maintenant trois dialogues qui ont passé certainement sous les yeux d'Aristote, et que ce philosophe cite par leur titre, mais sans qu'on puisse inférer du texte ni môme du contexte avec une pleine et entière assurance qu'il en considérait Platon comme Tauteur. Ce sont le Gorgias, le Ménon et le Petit Hippias.

En ce qui touche le premier de ces dialogues, on en rencontre sans doute plus d*un écho dans les divers écrits d'Aristote : mais il convient de ne pas attacher trop d'importance à des rapprochements qui pourraient être purement fortuits. Ainsi lorsqu'au début de sa Rhétorique on lit cette déclaration : « C'est ici un art qui s'occupe de choses susceptibles d'être connues sans le secours d'aucune science déterminée », est-il nécessaire de supposer qu'elle a été calquée sur les paroles suivantes de Socrate à Polus : « La rhétorique n'est point un art, mais une pratique, une routine, d'autant que pour [se conduire elle n'a aucun principe certain * ?» Le môme doute n'est plus possible en face de cette phrase du Traité des réfutations sophistiques ^ : « Ce qui engendre le plus de paradoxes, comme le dit Calliclès dans le Gorgias, c'est le contraste entre la nature et la loi ». Sans doute l'accord entre les deux textes n'est pas absolu : mais les anciens, nous le savons, ne nous ont pas habitués dans leurs citations à un degré supérieur d'approximation.

Quant au Ménon, Aristote le mentionne deux fois dans ses Analytiques^^ il est vrai sans aucune allusion à Platon. Mais ailleurs *, en discutant expressément les théories de son maître, il rappelle les discussions que contient ce dialogue. Dans un de ces textes, il ajoute la remarque xaOà::ep wsto i'oxpxTT);, au sujet de laquelle Uberweg a imaginé une distinction des plus subtiles. D'après ce savant érudit, l'imparfait dans les phrases de ce genre se rapporterait au Socrate historique*,

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