‹ La vie et l'œuvre d'un constituant: Thouret, 1746-1794Chapitre 227 sur 239 · Celait le Crcrc aîné de Chateaubriand · texte numérisé non relu

Celait le Crcrc aîné de Chateaubriand

principaux réviseurs de cette constitution prétendue qui devait rendre le despotisme plus puissant que jamais et remettre le peuple dans des fers qu'il n'aurait jamais pu briser. Enfin, cette constitution acceptée, Le Chapelier et Thouret avec le conspirateur Dandré deviennent les ministres secrets, les conseillers intimes du tyran et de son comité autrichien... » — « Ils avaient encore dirigé cette intrigue diplomatique concertée avec les tyrans de Vienne et de Berlin pour anéantir la souveraineté du peuple, la liberté et Tégalité. Enfin Thouret, en particulier « qui ne fut continué président de TAssemblée constituante jusqu'à sa clôture que pour récompenser les services qu'il avait rendus au despote lors du travail de la revision ^ qui ne s'est montré que comme l'esclave de la tyrannie et du despotisme, paraît encore avoir conspiré contre la République jusque dans la maison d'arrêt où il était détenu, et devient le complice deDillon et de Simond, ex-député à la Convention, déjà frappés du glaive de la loi, »

On demanda à chacun des accusés s'ils avaient quelque chose à "répondre. « Thouret interpellé sur la manière dont il s'était comporté dans l'Assemblée constituante a prétendu n'avoir rien à se reprocher *. » Le président du tribunal lui aurait adressé cette étrange question : « N'estce pas toi qui remuais la semelle à côté de Louis Capet, lorsque ce dernier vint accepter la Constitution de 1791 sous

1. Le jugement du 3 floréal (W, 351, 713) reproduit par le Bulletin du Tribunal révolutionnaire {n** kd et 47), intercale ici ces mots : a Thouret qui lors du jugement de ce despote demanda à le défendre. » Nous n'avons pas trouvé le nom de Thouret dans la liste des personnes qui demandèrent à défendre Louis XVi (Arch. nat. G 243). lise serait opposé & l'envoi d'une députation & la Convention pour la féliciter de la condamnation de Louis XVI. Mouard lui prête ce dilemme : ou l'acUon est bonne, ou elle est naauvaise. Si elle est bonne, elle porte avec elle sa récompense, et elle n'a pas besoin d'être publiée, elle est assez connue ; si elle est mauvaise, il ne faut pas nous charger du bl&me de la postérité. {Eloge historique de Thouret, p. 21.)

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