‹ La vie et l'œuvre d'un constituant: Thouret, 1746-1794Chapitre 59 sur 239 · Mouard, p · texte numérisé non relu

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3. Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Rouen. Au nombre des académiciens titulaires était son beau-frère, M. Lauraonier, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu: au nombre des associés titulaires son frère, M. Thouret, docteur-régent de la Société de médecine de Paris.

4. Cf. de Loucelles. Histoire de la Franc-Maçonnerie en Normandie depuis 1739 jusqu'en 1875. Dieppe, 1873.

5. C'étaient les suivantes : grande et sublime loge Écossaise 1750, TArdente Amiliè 1765, l'Unité 1755, la Parfaite Harmonie 1768, la Ce este Amitié 1777, la Parfaite Union 1778, les Bons Amis 1779, la Paix Écossaise 1784, la Parfaite Égalltiî 1785. — Camus do Pontcarré, premier président au Parlement, appartenait à la Parfaite Union.

6. Sur la vie intérieure du collège des avocats, voir Decorde : Les avocats au Parlement de Normandie, Rouen 1872. Cet ouvrage contient aussi une liste intéressante des avocats au Parlement, de 1700 à 1789.

Thouret, poussé, paraît-il, par M. Gueudry S son voisin de campagne, consentit à solliciter la place de procureursyndic*. Son frère, médecin à Paris, fit les démarches utiles, rendit visite à M. Desgardes, premier commis des finances; Thouret fut agréé '. Le même article du Journal de Normandie qui célébrait son triomphe au Palais, se terminait par ces lignes : « Qui, mieux que M. Thouret, pourrait éclairer l'autorité.. . et lui prêter les secours de cet esprit d'ordre, de cette sagesse de vues, de ce tact si sûr, si indispensable pour tout ce qui concerne l'administration? »

Si Ton songe que le journal était rédigé sous les yeux mêmes de l'intendant, il faut voir dans ces flatteuses avances le compliment officiel de bienvenue à un collaborateur. On compte évidemment sur lui pour mener à bien cet essai d'une institution nouvelle. A partir de ce jour, Thouret n'appartient plus que de nom au barreau. C'est à des fonctions administratives qu'il va consacrer son temps, ses forces et son talent.

1. C'est ce qui résulte d'une lettre écrite par le médecin Thouret à M. Desgardes, premier commis au département des finances. (Arch. Nat. H. 1598.) — M. Gueudry était procureur en la Chambre des comptes. Il sera plus tard administrateur du département (1790), conseiller général de la Scine-lnférieure (1800).

2. « Mon frère me charge en môme temps... de vous dire que, depuis que M. Gueudry, notre ami commun, l'a déterminé k penser h. cette place, il regarde comme un service essentiel votre bonne volonté pour lui. dont il vous aura une éternelle reconnaissance. » (Lettre de Thouret, le médecin, à M. Desgardes. Arch. Nat., H. 1598.)

3. D'après les règlements,- l'élection officielle du procureur-syndic n'avait lieu qu'au mois d'août. Thouret était donc désigné d'avance, in petto.

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