‹ La vie et l'œuvre d'un constituant: Thouret, 1746-1794Chapitre 84 sur 239 · Vicaire général, seigneur ecclésiastique de Saint- Vaast · texte numérisé non relu

Vicaire général, seigneur ecclésiastique de Saint- Vaast

5. Négociant à Rouen (1722-1795), correspondant de T Académie des sciences de Paris, connu par ses expériences sur la culture de la garance.

6. Négociant à Rouen (1743-1806), fonda à Louviers une filature m(>canique de coton, ancien échevin et ancien juge-consul, député aux Etats généraux, deux fois maire de Rouen, sénateur en Tan XH.

Taîné, pour le tiers, mais la place prépondérante appartenait toujours aux procureurs-syndics. Présents à toutes les séances, avec voix délibérative \ ils s'occupaient de toutes les affaires^ recevaient et expédiaient une volumineuse correspondance. Us étaient censés n'agir que par les ordres de la Commission, mais dans bien des cas c'étaient eux-mêmes qui les avaient provoqués. Ils étaient à la fois ses conseils et ses mandataires. Si les procîîs-verbaux des séances ne nous donnent qu'une idée incomplète du rôle qu'ils y jouaient, les lettres qu'ils écrivent en son nom, signées tantôt par tous les membres présents, tantôt par les deux procureurs-syndics, tantôt par un eeul (qui est Thouret), ces lettres nous sont un précieux témoignage de leur grande activité comme aussi des difQcultés sans nombre qu'ils ont rencontrées.

A qui s'adressait cette correspondance ? La Commission n'était pas une simple assemblée de contrôle : héritière en partie des fonctions de l'intendant, elle entrait par là même dans les cadres de l'administration. Elle avait au-dessus d'elle le contrôleur général % le ministre chargé des affaires de la province', et le conseil du Roi ; au-dessous, venaient , les bureaux intermédiaires des départements.et les assemblées paroissiales. Tout ce qui concernait ces deux degrés inférieurs passait par ses mains. Tantôt elle prononçait en dernier ressort sur les affaires qui les intéressaient, tantôt elle transmettait à Versailles leurs demandes, et en retour leur communiquait les ordres ou les instructions ministérielles. Voici, au surplus, quels sont les objets les plus importants de cette correspondance :

1. Le règlement n'attribuait qu'une voix aux deux procureurs- syndics. L'Assemblée provinciale réclama contre celte disposition. {Procès-verbal, p. 382.)

2. Laurent de Villedeuil, du 3 mai 1787 à la fin d'août; Lambert, du 21 août 1787 au 25 août 1788; Necker (directeur général), depuis le 26 août

3. Le baron de Breteuil, secrétaire d'État, remplacé en août 1788 par de Villedeuil.

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