‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 110 sur 343 · Lettre · texte numérisé non relu

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2. Platon serait mort de ciépit de n'avoir pu résoudre un problème que lui proposaient des matelots.

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VIEILLESSE ET MORT DE PLATON

prix. En même temps grandissait au nord la puissance qui allait mettre la main sur la Grèce, et bientôt sur la Perse et sur l'Asie. La {)rise d'Olynthe en 3i8 fut le prélude de ces bouleversements politiques (jui vingt ans plus tard, arrachaient à Eschine dans le Procès de la couronne cette exclamation mémorable : (( Que d'événements étranges, inattendus, accomplis ennosjoursl Non, nous n'avons pas vécu delà viedes hommes: nous sommes nés pour l'étonnement de la postérité». Aussi le biographe de Platon est-il tenté de lui adresser les mêmes paroles queTacite à Agricola : « Tu vero felix non vit.'c tantum claritate, sed eliaui opportunitate mortis ». Ce qui est certain, c'est qu'après avoir fondé la plus brillante peut-être de toutes les écoles et légué à la postérité des écrits admirables, le philosophe, à sa dernière heure, eut le droit de sécrier avec [>lus de raison encore qu'Horace : « Xon omnis moriar ». En attendant les honneurs que devait lui d('cerner la postérité, il s'était élevé lui-môme un monument, impérissable et éternel comme son génie.

A sa mort, plus justes envers lui qu'ils ne Pavaient été envers Socrale ;\ qui cependant ils devaient davantage, les Athéniens lui firent ou du moins permirent qu'on lui fit de superbes funérailles. Un tombeau lui fut élevé dans sa propriété près de cette Académie que son enseignement avait rendue h jamais célèbre : il subsistait encore au temps de Pausanias K Les anciens mentionnent ditîérentes épitaphes qui y auraient été gravées -: mais il n'en est aucune qui ait pour elle une authenticité bien démontr('e. Celle (pie l'Anthologie ■' attribue à Speusippc nous paraît digne d'être citée ici :

1. I, 30: 'A-/.aor,[j.:aç o'j rJjfjÇ,o) ID.aTwvo; (Jivr,[xa èttiv.

2. Diog('Mie Laërce, III, 43-45. — Cf. Osann, Uber emige Grahsc/iriften auf Platon (dans ses lieitràge zi(r (jrlechlschon nnd ronihchen Literatnrfjeschichle, 1835).

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