‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 153 sur 343 · LA PRODUCTION LITJEHAIKE AU SIECLE DE PERIGEES · texte numérisé non relu

LA PRODUCTION LITJEHAIKE AU SIECLE DE PERIGEES

céd<' tout semblable qu'emploie T^schine |)Our se faire apprécier de ses concitoyens de Mégare ^ et de môme que Sophocle accusé par ses fds se borne pour toute di'fense à réciter devant les juges son UEdipe à Colonc, de même Démocrite, menacé de ne pas être enseveli dans sa })atrie pour avoir dissipé inutilement son patrimoine en voyages et en travaux scientifiques, assemble ses compatriotes et leur lit son Mfya; Siây.oa-xo:, qui est salué par d'unanimes aj){daudissements -. I^ycon dans son testament distingue avec soin ceux de ses ouvrages qui sont inédits (àvf/.SoTy.) de ceux dont on connaît déjà le texte, ne fût-ce que par une simple lecture (àv£yva)G[X£va).

Il n'entre pas dans mon sujet de suivre cette coutume à travers les âges : chacun sait combien elle fut en honneur au milieu des cercles lettrés de la Home impériale '. Bornonsnous à tirer de ce qui [précède une double conséquence : la première, c'est que pour se pénétrer des doctrines de quelque penseur d'élite, dans la Grèce jusqu'au temps de Platon il n'y avait guère d'autre moyen que de s'attacher à ses pas et de suivre assidûment ses leçons ^ ; l.i seconde, c'est que les seuls témoins absolument compétents pour nous renseigner sur les théories des anciens philosophes sont leurs disciples ou tout au moins leurs contemporains.

La rareté des copies, qu'il faille l'attribuer au prix relati-

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