‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 182 sur 343 · Vnlersucliun'jen, p. 17G · texte numérisé non relu

Vnlersucliun'jen, p. 17G

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force nouvelle à la (Jéiiionslralioii négative qui résultait pour nous t\v Sun sjJ<*nce.

Kb mati»'^^ ^ jilatonisnie, Aristole, on lo comprend sans poino. . st un ju-e d'une compétence exceplionnelle et ce serait se fair.» \u\n l'trntin^-» illusion que d'espérer trouver parmi ses tunhiiij*or.âUi> un seeond témoin d'uno autorité é-ijaleou même eumparahie à la sienne. Cependant nous l'avons vu, s'il projette sur -ertains |Miints deja « vid.nts par eux-mêmes une nouvelle el mie lumière, il laissedans lomhre ou du moins n'éclaire

q"»' 'l'^ff. jticifHç.qnte les parties les plus obscures et les

plus «Maiiovei MUS «ie nos reclierciies. Aussi est-ce avec empre«wf*?nei,t que noîis accueillerions quicun(pie se présenterait •vei- lii ^ uii -^ rieii\ pour comhler les lacunes ou corriger le ^ ^ d.-posiiio:is. M.iis semidahb salisraetion ne nous

cnra r.nint '.:.. i^.^^^. rhinoire littéraire, pas de période

ph. .ti\rf tjue h» iir et le ii** siècle avant notre ère; la littérature irreeiue est viif ^(Mi déclin, comme épuisée par la riche ^uuJh^i.u quei.e vieiit de produire: la littérature latine est • n< Vonfuure la philosophie, sans ôtre absolument

iiiiivec, haul'de très rares exceptions, que

ond ordre plus jaloux de se créer des

notivell... . . .^ . d'étouuf-r par leurs paradoxes, que

iifU uiâ- m;iin f-rnie Jedrapea-j de la tradition. D'ailleurs il^ iKM-etemiK. i.recfpi,. to!Js perdus aujourd'hui, ne nous ioui vuiiiiu» jur parues ir.igments conservés comme au hasard, ©tdout i is véritable, en Tabsence du contexte, n'est pas tnin..!!-. . . Ihiir.

^ ^ ' Miivants en fourniront la preuve.

5 Tilhoi'OMPK, DICÉAIIQUF, PERSÉE.

!-€ ^'""inier auteur auquel nous nous arrêterons est Théo- «Uiio. Historien de (jnelque renom, mais nullement

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LES TÉMOK.NAGES HISTORIQUES 4:^1

philosophe, cet élève d'Isocrate a trouvé dans l'antiquité bon nombre d'accusateurs à côté de l'un ou de l'autre panégyriste i. Peut-être pour venger son maître, peut-être pour satisfaire une animosité personnelle, il avait composé du vivant de Platon, ou assez peu de temps après sa mort, une sorte de pamphlet 2 contre ce philosophe. C'est là, selon toute apparence, plutôt que dans ses Phllippiques qu'on lisait cette critique bien inattendue reproduite avec empressement par Athénée : « On jugera la plupart des dialogues de Platon inutiles, faux et étrangers à leur auteur, un grand nombre étant empruntés à Aristippe, quelques-uns à Antisthène, plusieurs à Bryson d'iléraelée ^ »

Que veulent dire ces singulières paroles? Que l'on était surpris de rencontrer assez fréquemment sous la plume de Platon

la délicatesse efféminée d'Aristippe et la rigueur toute stoïcienne (l'Antisthène? Le mot ieuSaï; se trouve ainsi complètement sacrifié. Il ne s'explique qu'à demi dans l'hypothèse d'Ubsrweg lequel s'attachant surtout à la première épithète (à/caou;) suppose que Théopompe, frappé de voir reproduites dans les dialogues platoniciens des assertions vingt fois exprimées ailleurs, contestait formellement l'utilité d'ouvrages aussi dénués de mérite et d'originalité. Steinhart, cet admirateur de Platon si convaincu, si enthousiaste, crie au scandale et proclame Je jugement de Théopompe « un comble de déraison '* )).Teichmuller len reprend doucement : si les expressions employées

1. Que l'on consulte, par exeinplo, les jugements de Cicéron {De Legibus, T, 1) et de Denys d'IIalicarnasse (VI, 183). Bœckli appelle Théopo.npe <l omnium et hominum et civilatum calumniatorem maledicentissimum. »

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