‹ La vie et la mort du globeChapitre 5 sur 17 · La formule de la loi de Newton est · texte numérisé non relu

La formule de la loi de Newton est

m' étant la masse des corps en présence, d leur distance : est le « coefficient » ou constante de la gravitation ; sa leur est :

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Si nous voulons, par exemple, savoir quelle est TattractioD exercée par une sphère de plomb de 10 mètres de diamètre sur une masse sphérique d'un kilogramme, également de plomb, dont le centre serait situé à 1 décimètre de sa surface, on trouve une force qui, comparée au poids du gramme, ne représente pas tolit à fait un demimilligramme. C'est donc Ténormité de la maisse des corps célestes qui fait l'importance des forces avec lesquelles ils s'attirent les uns les autres; encore ces forces sont-elles fortement diminuées par les énormes distances qui les séparent et qui interviennent par le carré de leurs valeurs.

La connaissance de la densité moyenne de la Terre, que les expériences de Gavendish et de ses successeurs nous ont appris être égale à 5,5, nous conduit à une conclusion de la plus haute importance, relativement à la constitution interne du globe terrestre.

La densité des couches rocheuses qui constituent Técorce superficielle de la. Terre ne dépasse pas beaucoup la valeur moyenne de 2,5. Donc, pour que la Terre ait, dans son ensemble, une densité égale à 5,5, il faut, pour compenser le défaut de densité des couches superficielles, que la densité du noyau central soit beaucoup plus considérable.

Roche et Wiechert ont étudié cette question; *'"» ont ainsi déduit cette loi que Ton appelle justem< t de leurs deux noms réunis, la loi de Roche-W • chert : la Terre est constituée d'un « novau » d« t

• la densité est voisine de 10, et dont le diamètre ' égale les S/IO** du diamètre de la Terre; ce noyau est surmonté d'une couche sphérique de densité moindre* Seuls, les métaux ont des densités voisines de 10; il faut donc penser que le noyau central de la Terre est composé de matières métalliques, et les phénomènes électriques et magnétiques dont la Terre est le siège, la constitution des laves re jetées par les volcans montrent que ce noyau métallique est, en grande partie, constitué par du fer.

Mais, d'autre part, à quel état se trouvent les matières métalliques ^denses qui constituent ce noyau interne? Ici Texpérience va nous répondre.

Chaque fois qu'on s'enfonce dans l'intérieur de la Terre, par exemple en descendant dans des puits de mine très profonds, on constate un accroissement continu de I^ température à mesure que la profondeur augmente. Cette augmentation est, en général, dans un môme terrain, proportionnelle à la profondeur, et la valeur moyenne de cette augmentation qu'on appelle le degré géothermique est un degré par 33 mètres de profondeur, soit environ 3* par 100 mètres, ou 30* par kilomètre, ou 3 000*» par 100 kilomètres. Donc, si Vécorce terrestre avait seulement 100 kilomètres d'épaisseur, les couches qui se trouvent à cette profondeur seraient soumises à une température de trois mille degrés^ à 1 [uelle tous les corps connus sont fondus et volat isés. Remarquons, en passant, que cette épaisî iir de 100 kilomètres que l'écorce terrestre ne

saurait dépasser est une épaisseur limite qu'elle n'atteint même pas : Tépaisseur réelle de là croûte ^ solide qui entoure le noyau ne doit pas dépasser 70 kilomètres. L'écorce terrestre est donc, à pro^ ] portion^ beaucoup plus mince que la coquille d'un œuf par rapport au diamètre de celui-ci.

Ainsi c'est à l'état de fusion que se trouvent les métaux constituant le « magma » qui forme le noyau central du globe terrestre; toutefois, il ne faut pas oublier les énormes pressions auxquelles sont soumises les matières qui en occupent le centre ; ces pressions atteignent et dépassent des millions d'atmosphères.

Il nous est impossible de nous représenter, même en partant des résultats obtenus par le physicien Amagat, ce que peut être Tétat d'un corps soumis à la fois à une température aussi élevée et à d'aussi formidables pressions. Sans doute, la masse prend-elle alors une consistance pratiquement équivalente à l'état solide. Ce ne sera qu'au voisinage immédiat de la croûte solide, au-dessous de celle-ci, que les couches supérieures du noyau central, délivrées de la pression qui les comprime à des profondeurs plus grandes, reprennent leur fluidité et constituent ce bain de matières fondues que vomissent les volcans lors de leurs éruptions.

Sans doute, ces couches superficielles fluides sont-elles soumises à des mouvements de convectioTi qui les brassent et les agitent, qui communiquei leurs chocs à l'écorce qui les emprisonne. Sou quelle influence peuvent se produire ces perpé

FOBME, GRANDEUB ET MASSE DE LA TERRE 8i

tuels mouvements qui sont une manifestation de plus de cette « vie ., incessante du globe ? L écorce même qui les renferme est-elle stable ou soumise à des vicissitudes continuelles? L'étude des actions luni-solaires, celle des « marées » de 1 ecorce, celle des séismes, nous mettront à même de répondre à ces questions.

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