‹ La vie et le mystèreChapitre 20 sur 70 · A UNE MUSICIENNE · texte numérisé non relu

A UNE MUSICIENNE

Une épinette grêle et des airs d'autrefois. Des lumières dansaient dans les tapisseries. Les notes du vieux temps évoquaient des féeries Et des bals enchantés revivaient sous vos doigts

Non loin, une futaie orchestrale. Et les bois Où de hautains î^ïeux, orgueil des galeries, Venaient, par les déclins, mêler leurs sonneries, Cependant que les cerfs y tenaient les abois.

Ces hommes n'auraient pas d'une oreille vulgaire Écouté la musique. Et tous, pendant la guerre, Après la chasse ardente et les soirs orageux,

Unissant la gavotte à des rêves de gloire,

Ils auraient comme nous, chère, suivi les jeux

De vos magiques mains sur le clavier d'ivoire.

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