‹ La vie et le mystèreChapitre 4 sur 70 · L'HOSTIE AU CHATEAU · texte numérisé non relu

L'HOSTIE AU CHATEAU

Pour M^^e e^. de Gibert.

O faveur infinie ! avoir en sa maison, Non loin du visiteur indifférent qui passe, Près d'une faible lampe, en un petit espace, L'Etre dont la grandeur accable la raison.

Que faut-il à ce Dieu pour aimer sa prison ? Est-il vrai qu'ici-bas quelqu'un le satisfasse ? Pour qu'un éclair de joie illumine sa Face, Que lui faut-il ? Un cœur. Une âme. Une oraison.

L'Agneau du sacrifice épanche ses lumières

Sur le château, les bois, les routes, les chaumières.

Il réchauffe, il éclaire, il regarde, il attend.

Il répond, n'étant pas du tout le Taciturne, Mais le Veilleur, dont l'œil se préoccupe autant Du marcheur matinal que du passant nocturne.

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