‹ La vie et le mystèreChapitre 48 sur 70 · EN MÉMOIRE DU R. P. EDOUARD · texte numérisé non relu

EN MÉMOIRE DU R. P. EDOUARD

Moine tonitruant, ô bon « abbé Brière », Homme capable aussi d'apprivoiser les loups, Plein de zèle et pieux à rendre un saint jaloux. Tu restes, cher ami, vivant dans ma prière.

Quelquefois, tu passais ta main sous ma crinière. Un beau signe de croix. Je tombais à genoux. Et ta lèvre inspirée, avec des mots très doux. Restituait enfin mon âme à la lumière.

Apôtre, confesseur, sublime franciscain,

Tu disais : « Repens-toi comme le publicain :

Je t'absous. C'est fini. Nous allons dire ensemble

Un Pater. x\imons bien, notre Père des Cieux... » O toi, j'écris ces mots d'une plume qui tremble, Mort chéri, dont le nom voile toujours mes yeux.

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