‹ La vie et le mystèreChapitre 50 sur 70 · LE POETE · texte numérisé non relu

LE POETE

Dès l'école, il goûta le miel des fleurs antiques. Emportant le secret des vers mélodieux, On entendit bientôt l'aède, aimé des dieux, Comme un haut lauréat chanter sous les portiques.

Jeune maître, suivi de pieux domestiques, Plus tard il vint prier, doux, mais l'éclair aux yeux. Non loin du chœur roman où la foi des aïeux Semblait monter encor dans un vol de cantiques.

LA FIE ET LE MYSTÈRE ii8

De l'église au manoir, des fermes aux taillis, Tout lui disait : deviens le roi d'un beau pays, Accomplis ton destin loin des mauvaises fièvres.

Sois le fidèle ami, le conseiller loyal,

Le Juste. Et rien depuis n'est tombé de ses lèvres

Qui ne fût noble, vrai, généreux et royal.

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