‹ La vie et le mystèreChapitre 57 sur 70 · CLOITRES · texte numérisé non relu

CLOITRES

Cloîtres silencieux, abris des vierges sages, Monastères lointains de notre vieux pays; Je vous revois dans les forêts, sous les taillis, Où vos clochers sanctifiaient les paysages.

Et vous, fleurs des couvents, nobles des premiers âges,

Nonnes aux traits perdus, moines évanouis.

Pour moi, vous revivez, car mes yeux éblouis

Au fond des siècles morts contemplent vos visages.

Filles et fils de rois ou de grands féodaux, Qui, des plus lourdes croix désirant les fardeaux. Partiez sans un regret, mouriez sans une plainte ;

Souffrez que notre amour distingue parmi vous Godegrand, la victime. Opportune, la sainte, L'Évêque au front si pur, l'Abbesse au cœur si doux.

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