TE SOUVIENT-IL POIZAT
Te souvient-il, Poizat, de la pauvre voiture Où nous allions, roulant et d'amont et d'aval, Au trot irrégulier d'un tout petit cheval. Lequel n'avait pas eu beaucoup de nourriture ^
Après le bois, le champ, la haie et la pâture,
Voici (pour nous, mon vieux, c'était le principal)
Que nous apercevons le Siège épiscopal
Et de ses deux clochers la fine architecture.
LA VIE ET LE MYSTÈRE ijS
Pèlerins, nous dînons le soir à révêché.
Un cardinal préside, et tu n'es point fâché
De montrer ton esprit. A ces traits qu'il décoche,
Les prélats de sourire ou de rire, un instant. Poizat, toi qui n'as pas la langue dans la poche, Tu n'as jamais parié si bien, — ni même autant.